Finaliste du Prix Goncourt remporté par le français Hervé Le Tellier avec « L’Anomalie », la camerounaise est cependant encore en lice pour le Goncourt des lycéens.

Le changement attendu n’a pas eu lieu. L’écrivain Hervé Le Tellier gagne le prix Goncourt 2020 avec son premier roman chez Gallimard : “L’Anomalie” . Son roman était en compétition avec «Les Impatientes » de Djaïli Amadou Amal, (Emmanuelle Collas) « Thésée, sa vie nouvelle », de Camille de Toledo (Verdier) et « L’Historiographe du royaume » de Maël Renouard (Grasset).

A 63 ans, une carrière d’écrivain de 30 ans, Hervé Le Tellier partait favori de la course selon la presse française qui a qualifié son sacre de « normal ». « L’Anomalie », son 23ème roman est à la fois « grand public et littéraire », selon Le Monde. C’est un roman entre thriller et science-fiction. Même si elle n’a pas remporté le prix tant convoité, Djaïli Amadou Amal est considérée comme une victorieuse. Très peu d’auteurs d’Afrique subsaharienne se sont hissés à un tel niveau de la compétition. L’écrivain Saidou Bokoum fut finaliste du prix Goncourt 1975 avec « Chaînes ». Sereine malgré ce Goncourt qui lui passe sous le nez, Djaïli Amadou s’est fendue d’un message émouvant sur sa page Facebook où elle réaffirme son engagement littéraire.

« Depuis ma présélection, le 15 septembre dernier, au prix Goncourt, le prix le plus prestigieux de la littérature française, j’ai vécu à ce jour des moments les plus haletants et des plus exceptionnels de ma vie littéraire. Une campagne qui m’a portée, étape de sélection après étape, à l’ultime marche historique pour la littérature camerounaise et africaine. Je remercie mon éditeur Emmanuelle Collas et toute son équipe, ainsi que tous celles et ceux, de part le Cameroun, l’Afrique et le monde, qui m’ont accompagnée et soutenue dans ce périple O combien éprouvant mais exaltant », a-t-elle écrit pas peu fière de ce chapitre qu’elle vient de rédiger. « Ensemble nous avons écrit une page historique de la littérature camerounaise et africaine, qui est surtout la reconnaissance du combat central de mes convictions littéraires dévolues à la femme, mère de l’humanité. Ensemble nous avons porté l’espoir dans une nouvelle dimension, l’espoir d’un lendemain meilleur pour non seulement la femme, mais pour l’humanité entière ».

Déterminée, elle affirme d’ailleurs : « La flamme que nous avons allumée ne s’éteindra pas ! ». L’écrivaine est d’ailleurs en course pour le Goncourt des lycéens. C’est un prix littéraire institué par le ministère de l’Éducation nationale de France et la Fnac en 1988 avec l’accord de l’Académie Goncourt. Le jury est constitué d’environ 2 000 élèves de 15 à 18 ans. L’objectif est d’encourager la lecture chez les jeunes et susciter des vocations. Ceux-ci reçoivent d’ailleurs des livres de la Fnac et ont la possibilité de rencontrer les auteurs. « Les Impatientes » fait partie des six romans finalistes du Goncourt des lycéens. Le livre plébiscité par les élèves sera connu le 2 décembre.

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