Savoir lire les signes du temps dans la sphère politico-sociale camerounaise. Oui, il fallait s’y attendre, la nouvelle tombée comme un couperet le 29 octobre dernier vient sonner le glas de la volonté nuisible du législateur camerounais à bannir à vie un citoyen des possibilités de solliciter un mandat populaire pour une élection quelconque. Il faudra savoir interpréter et anticiper dans le temps pour comprendre

Selon la législation camerounaise en effet, tout citoyen camerounais frappé d’une peine d’emprisonnement ferme de plus de 6 mois est inéligible à toute élection pour un mandat public.

Ce lieutenant de Maurice Kamto était poursuivi pour son implication dans la mutinerie du 22 juillet 2019 à la prison centrale de Kondengui, où il était écroué depuis le mois de juin.

Le 9 septembre 2019, le numéro 2 du Mrc avait été condamné, à deux ans de prison ferme par le tribunal de première instance d’Ekounou, à Yaoundé.

Avant de faire appel, l’opposant a dénoncé « une condamnation politique.»

Que ce soit les élections présidentielles, législatives, municipales, régionales, bref toute compétition électorale organisée par l’Etat du Cameroun, Mamadou Mota ne pourra plus y compétir du fait de sa condamnation en appel le 29 octobre dernier à 18 mois de prison.

A moins que cette décision ne soit révisée en cassation voire devant des juridictions internationales, Mamadou Mota de façon implicite est envoyé illico presto en retraite politique par les autorités judiciaires camerounaises

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