Sous l’impulsion du jeune et dynamique patron de la santé au Cameroun, Dr Manaouda Malachie,  ils ont été sur les dossiers brûlants qui ont secoué le secteur de la santé au cours de cette année. Entre la gestion de la pandémie de la Covid-19, la vaccination, la santé mentale, la gestion des catastrophes, la construction des infrastructures sanitaires et l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels de la santé, leur année a été sans repos. Dr Fanne Mahamat, directeur de la Promotion de la santé , Elisée Amour II Eyenga Djomo, directeur des Ressources humaines et Chef section administrative et financière dans la riposte contre la Covid-19, Emile Ella NGBWA, directeur des Ressources financières et du patrimoine, Dr Hassan Ben Bachir, Secrétaire permanent du  Programme élargi de vaccination et Chef de division  de la Coopération, Ousman Diaby, Chef de Division des études et projets, Dr Laure Menguene, Sous-directeur de la santé mentale pour ne citer que ceux-ci. La liste est loin d’être exhaustive. A la découverte de ses officiers de l’ombre. 

Dr
Fanné Mahamat : le leadership pour la promotion de la santé

Sacré premier prix de l’excellence du leadership féminin au Cameroun en 2019, Dr. Fanné Mahamat, directeur de la promotion de la Santé publique a  consacré toute son année à la lutte contre la pandémie de la Covid-19, au bien-être des camerounais et au développement du système de santé. 

Elle a un mot dans sa bouche
: le travail.  C’est d’ailleurs dans cet
état esprit que l’Incident manager second des équipes du Centre national des
opérations des urgences de santé publique de Yaoundé (Cousp), dans le cadre de
la riposte contre la Covid-19 œuvre. De jour comme de nuit, elle passe son
temps à sensibiliser les communautés, communiquer sur l’évolution de épidémie,
faciliter le dépistage précoce, et traiter pour limiter la propagation du virus
sur l’étendue du territoire. Une charge qu’elle exécute avec maestria, ce,
depuis la confirmation des premiers cas positifs en mars 2020 au Cameroun. Au
grand plaisir de sa hiérarchie, rassurée de ses compétences et de ses qualités
reconnues d’utilité pour la cause.

Le directeur de la Promotion
de la santé au ministère de la Santé publique (Minsanté), Dr Fanné Mahamat épse
Ousman, est avant tout médecin et spécialiste en santé publique, qui draine une
riche expérience. Elle est native du Logone et Chari, par Kousseri, région de
l’Extrême-Nord Cameroun. Le médecin du septentrion comme aiment à l’appeler des
proches a bel et bien le profil du métier. Comme qui dirait, «the right woman at the right
place». Ceci,
grâce à son background enrichit de multiples formations. Faut-il le relever,
Fanné Mahamat s’est formée dans les domaines de compétences cliniques (médecine
générale, gynécologie-obstétrique) et en santé publique tels que : la promotion
de la santé publique, l’épidémiologie, les urgences de santé, la néonatalogie,
la santé de la reproduction, la vaccination… C’est donc une femme accomplie. Si
l’on y associe son expérience professionnelle, la jeune mère au foyer a aligné
les postes de responsabilités tant au ministère de la Santé publique qu’à
l’Organisation mondiale de la santé (Oms).

Tour à tour, Dr Fanné
Mahamat a mérité la confiance de sa hiérarchie en étant nommée coordonnatrice
adjointe du Programme national de lutte contre l’onchocercose, délégué régional
de la santé publique de l’Extrême-Nord, et coordonnatrice du bureau terrain de
l’Oms parallèlement point focal de l’Oms pour le projet Sida/ H4+, avant d’être
promue directeur de la Promotion de la santé publique en mai 2019. D’où, le
choix porté sur son illustre personne dans la lutte contre la pandémie de la
Covid-19.

Don
de soi pour sauver les vies

Passionnée du travail bien
fait, distraite et humble, Fanné Mahamat a perdu le sommeil dès la déclaration
des premiers cas positifs au Covid-19 en mars 2020 au Cameroun. Elle est debout
au premier chant du coq, pour la cause. « Avec elle, c’est le travail tout le
temps. Je dirais même que c’est une femme, qui force l’admiration par sa
rigueur au travail », lance un proche collaborateur. Elle a engagé
immédiatement des actions sous l’impulsion du Minsanté, pour sensibiliser les
communautés dès le début de cette pandémie. Faisant don de soi, elle passe ses
journées dans les réunions avec l’ensemble des équipes, pour faire le point au
jour le jour sur l’évolution de l’épidémie sur le territoire en faveur du
ministre de la Santé publique. Elle est appelée à fournir les informations sur
le Covid-19 à travers des points de presse au quotidien. À côté, elle coordonne
les opérations d’urgence liées à la pandémie au niveau du Cousp. Une tâche
titanesque qui demande plus d’efforts, si l’on s’en tient aux missions dévolues
à la riposte : sensibiliser, dépister, et traiter qu’elle brave, grâce au souci
du bien-être des populations. Sa bataille trouve un sens au moment où l’on
amorce la troisième phase opérationnelle de cette lutte contre cette pandémie,
celle qui recommande plus de vigilance. Il y a lieu de rester positif avec
l’assurance que donnent les statistiques de l’évolution épidémiologique.
Surtout quand on a Dr. Fanné Mahamat à la tour de contrôle

Eyenga Djomo Elisée Amour II :
l’officier de l’ombre

Distrait, sombre, respectueux et talentueux, Il est l’une des chevilles ouvrière de la riposte contre la Covid-19 au Cameroun. C’est d’ailleurs grâce à son professionnalisme que le pays a pu publier régulièrement la liste des contributeurs du Fonds spécial de Solidarité Nationale pour la lutte contre le coronavirus, les différents contrats avec les prestataires et a permis d’avoir une bonne lisibilité sur la gestion des fonds de la lutte contre la Covid-19.

Agé seulement de 34 ans, Eyenga
Djomo, directeur des Ressources humaines au Ministère de la Santé publique a eu
la lourde mission de s’occuper de la gestion administrative et financière de la
Covid-19 au Minsanté.  Des jours
ouvrables comme les jours fériés, il est resté en action. Il fallait
nécessairement enregistrer chaque donation, chaque entrée et chaque sortie des
fonds. Outre cela, veuillez au respect des procédures administratives dans
l’attribution des marchés. Des défis relevés avec brio. Au-delà de tout, le
Ministère de la Santé publique est l’un des rares départements ministériels à
voir rendu sa copie sur la gestion de la Covid-19 aux citoyens.  Cette mission qui n’est qu’une de plus,
s’ajoute à ses missions quotidiennes.

Rappelons qu’il a été nommé
le 01er octobre 2020 par un décret du Premier ministre, chef du
gouvernement,  directeur des Ressources
humaines au Ministère de la Santé publique. Après avoir tenu  de Juin 2019 à Septembre 2020, la  Sous-direction du Budget et du
Financement  et coordonné des mains de
maître la Section Administration et Finances du SGI pour la riposte sanitaire a
la pandémie du COVID-19, Élisée Amour II Eyenga Ndjomo, inspecteur principal de
la Documentation et spécialiste en Finances publiques vient d’être propulser au
prestigieux poste de directeur des ressources humaines au Ministère de la santé
publique.

Grace à sa riche carrière,
il a étoffe nécessaire à en croire des experts du domaine pour attendre les
objectifs escompté. Expert des finances publiques, du management des
organisations, du management des Projets, de l’analyse et évaluation des
politiques publiques, Eyenga Ndjomo est également expert de l’information et
communication (communication des organisations, archives et records
management).

Suite à l’obtention de son
Baccalauréat D en 2014,  il décroche son
diplôme supérieur des sciences et techniques de l’information et de la
communication Option : Information documentation en 2008 puis  une Maitrise
professionnelle en Archivistique.  Dans
le souci de se perfectionner en finance publique, Élisée Amour II Eyenga Ndjomo
réussite à prendre un Master en Sciences de l’Information et de la
Communication sur le thème : « analyse de la (re)construction des
dispositifs de médiation et d’accès à l’information dans les structures
documentaires »  et un autre Master en Finance publique, Option Gestion
budgétaire en 2017.

Au moment ou la réforme du
système de santé s’impose avec l’implémentation de la Couverture santé
universelle, l’amélioration des conditions de vie et de travail des
professionnels de la santé, c’est donc un autre défi à relever.

Dr Laure Menguene Mviena :
la psychiatre des camerounais

Elle a le mérite d’avoir démystifié la santé mentale et d’avoir été au cœur des grands maux qui ont secoué le Cameroun.

En termes d’actions fortes, Dr
Menguene a, à son actif, une pléiade enregistrée au cours de cette année. Cette
psychiatre dévouée au travail a conduit une équipe d’experts en santé mentale à
Kumba, région du Sud-Ouest pour une prise en charge psychologique des familles
affectées par le massacre des enfants du 24 octobre 2020.

Dans le cadre de la lutte contre la
pandémie du Covid-19 au Cameroun, la responsable de l’unité de prise en charge
psychologique des patients au centre des opérations d’urgence de Yaoundé n’a
pas ménagé aucun moyen pour apporter un soutien et un accompagnement à chaque
personne infectée ou affectée par la Covid-19. Elle fait partie de ces figures
qui ont marqué  la communication visant à barrer la voie à la pandémie.

Consciente de la place de choix
qu’occupe la santé mentale dans notre société, elle veut relever le défi de
voir se secteur éclore. « Comme
difficultés, c’est la charge de travail énorme tant au niveau de l’hôpital que
du ministère, et le challenge c’est que la population, les décideurs
comprennent réellement ce que c’est que la santé mentale et son impact non
seulement sur la santé mais également sur le développement d’un pays. Car sans
investissement en santé mentale il ne saurait y avoir
développement » 
Dit-elle.

La riche
carrière du Dr Menguene débute en 2003 à l’hôpital Jamot de Yaoundé lorsqu’elle
est affectée à son premier poste de travail au sein du service psychiatrie sous
la direction du regretté  Dr Mbassa Menick. Plus tard en 2008, elle fait
ses valises pour le Sénégal. C’est à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar
qu’elle obtient sa spécialisation et revient au Cameroun en 2011. A peine
revenue, elle renoue avec l’hôpital Jamot de Yaoundé où elle est affectée comme
psychiatre, puis Chef de psychiatrie B. La psychiatre gravie les échelons et
est nommé au ministère de la santé publique comme Chef de service de la
promotion de la santé mentale. Puis viendra en 2015 une autre étape de son
expérience dans le domaine, elle prend les rênes de la sous-direction de la
santé mentale en 2015, cumulativement à ses fonctions de chef de service de
psychiatrie B à l’hôpital Jamot de Yaoundé.

Ardeur au travail, efficacité,
disponibilité et  humilité sont quelques qualités qui caractérisent le
personnage du Dr Laure  Menguene. Elle
est une valeur sure pour la transformation du système de santé camerounais et
le développement du Cameroun.

Emile
Ella NGBWA : le révolutionnaire

Charismatique, dynamique, visionnaire, professionnel, ce proche collaboration du ministre Dr Manaouda est devenu en peu temps l’homme des dossiers brulants et sensibles. Son passage à la direction des Ressources humains au Minsanté a permis d’améliorer la gestion des actes de carrières. Aujourd’hui chaque personnel de ce ministère peut suivre l’évolution de sa carrière sans se déplacer. Outre cela, l’assainissement du fichier solde, le recensement du personnel et la réduction des délais de la prise en solde des nouveaux recrus sont à son actif.

Il est l’un des rares aux
hauts cadres de ce département ministériel à avoir bénéficié de la haute
confiance de l’administration camerounais.Au moment où il finalisait l’assainissement du fichier solde, contribuait à
juguler la fausse crise des « médecins dits indignés », qu’il est
appelé à s’occuper des Ressources financières et le patrimoine du Ministère de
la Santé publique.

A l’exemple du Ministre
Manaouda Malachie, le digne fils de Biwong Bane, département de la Mvilla dans
le Sud-Cameroun, Ella NGBWA ne travaille que pour le bien-être des populations.
 Ses douze derniers mois auront été sans
repos. Entre l’assainissement du fichier solde du Ministère de la Santé
publique, le recensement du personnel de santé, la numérisation des actes de
carrière, l’organisation des concours, le redéploiement des ressources, cet
administrateur civil principal aura mouillé le maillot et donné un autre visage
à la gestion des ressources humaines.

Aujourd’hui à la tête de la
direction des Ressources humaines et du patrimoine, il est sur le chantier de
recensement des biens du MINSANTE. L’amélioration de la gouvernance financière
est l’autre gros challenge. Dans un contexte marqué par les contrats de
performances des services centraux, déconcentrés, des formations hospitalières,
il a de nombreux challenges à relever. Il a proposé de nombreuses réformes en
cours d’implémentation au sein de ce département ministériel.

Au-delà de ses compétences
managériales, Ella NGBWA est un véritable expert de des finances publiques.
L’ex-chef service des affaires générales à l’agence nationale des
investigations  financières  (Anif) au Ministère des Finances est un
véritable défenseur du denier public. Ses multiples séminaires sur la gestion
financière, contribuent à cerner la gestion des fonds.    Cet administrateur civil principal est une cheville
ouvrière en matière de gestion des finances publiques. Son ouverture d’esprit
lui permet d’être au cœur de la réforme du système de santé camerounais piloté
par le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie.

Ousman
Diaby : le bâtisseur

Le Chef de la Division des études et projets au Minsanté aura connu son baptême de feu avec la pandémie de la Covid-19. L’un des challenges a été la construction des centres d’isolement et de prise en charge des patients de la Covid-19.

Au début de la pandémie,
l’acquisition des équipements et des intrants dans un contexte de forte
concurrence a été son principal défi.   Ce
spécialiste financier a réussi à moins d’une année faire construire des centres
d’isolement et de prise en charge de la Covid-19 dans tout le pays. Outre cela,
il a continué à suivre avec beaucoup d’attention  la construction des huit centres hospitaliers
régionaux de référence et la réhabilitation des hôpitaux généraux de Yaoundé et
Douala et du Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé (CHUY). Sans
compter la réhabilitation des formations sanitaires 6ème, 5ème,
4ème et 3ème catégorie.

2020, a été une année
laborieuse. Des centres d’isolement et de traitement ont été mis en place à
l’hôpital central de Yaoundé, à l’hôpital Laquintinie de Douala, à l’hôpital
régional de Garoua et à l’hôpital du district de Kribi pour les personnes qui
répondent à la définition de cas de la COVID-19.

Chef de division des études
et des projets depuis mai 2019, il a été tour à tour Spécialiste financier à la
banque africaine de Développement ( BAD) où il s’occupait de la gestion
Administrative, financière, Comptable et Monitoring du Projet d’études de
mobilisation et de valorisation des eaux pluviales à travers des retenues
colinéaires dans la région du Nord Cameroun. Entre 2016 et 2016, Chef de
service au Ministère de l’Eau et de l’Énergie où il a contribué à l’élaboration
du programme de travail et du cadre financier connexe, à l’allocation des
ressources, à la gestion et à l’exécution du budget et à la coordination du
suivi de la performance des programmes et projets rattachés.

Sur  le plan de l’éducation, il est en thèse de
doctorat en sciences sociales à l’Université Catholique d’Afrique Central.  Ousman Diaby est titulaire d’un  Master en ingénierie Finance obtenu avec mention
Bien à Emlyon business school en 2018  et d’une Maitrise en sciences
économiques Économie internationale décroché à l’Université de Yaoundé II en
2010.

Dr
Hassan Ben Bachir : le protecteur des populations vulnérables

Efficace, distrait et sombre, il est au cœur de la lutte contre les épidémies, endémies et les pandémies qui touchent le Cameroun. Entre l’élimination de la poliomyélite, la lutte contre la rougeole, l’introduction du vaccin du contre les papillomavirus (cancer du col de l’utérus), Dr Hassan est sur les braises.

2020, aura été l’une des
années tumultueuses pour les services de vaccinations. Au-delà des la rareté
des financements, la résurgence de nombreuses épidémies dans le pays, le
contexte a été marqué par la multiplication des lobbies anti-vaccins. Malgré
cet environ de plus en plus hostile à la vaccination, le nouveau chef de
division de la coopération en bon diplomate a tenu bon.

En acteur de terrain, il
implémente des stratégies et n’hésite pas à les revoir pour une meilleure
atteinte des résultats. Même le risque de contamination au coronavirus n’a pas
suffit pas stopper l’offre des services de vaccination. Même si la
communication autour de la vaccination reste à améliorer, il a mérite d’avoir
susciter l’intérêt pour les vaccins.

Ce médecin de santé
publique, homme de terrain, défenseur de la vaccination au Cameroun doit
aujourd’hui mettre sa riche expérience pour la gestion du portefeuille de la
coopération. Dans un contexte marqué par l’insuffisance des ressources,
l’apparition de nouvelle épidémies et pandémies l’ancien chef de district de
santé de Ngaoundéré urbain ne devra ménager aucun moyen pour renforcer la
collaboration entre le Ministère de la Santé publique et ses partenaires
techniques et financiers, mais il aura surtout la lourde charge de chercher de
nouveaux partenaires pour le soutien au système de santé.

Il sait pouvoir compter sur
son sens élevé de collaboration, son ouverture d’esprit, sa capacité
relationnelle, son sens d’écoute, sa discrétion et sa démarche diplomatique. La
Division de la Coopération est chargée entre autres de l’élaboration, de la
coordination et du suivi des conventions de partenariat avec les Organisations
Non Gouvernementales nationales et internationales; du suivi de la coopération
technique avec les pays étrangers et les organismes internationaux; de
l’instruction des dossiers de partenariat et de la tenue du fichier des
Organisations Non Gouvernementales et autres associations intervenant dans le
domaine de la santé;  du suivi de la
coopération décentralisée dans le secteur de la santé, en liaison avec les
administrations concernées; – du suivi de la coopération intersectorielle; du
développement et du suivi de la mise en œuvre du partenariat avec le secteur
privé de la santé; – de la préparation et du suivi des négociations en matière
de santé, en liaison avec les Ministères concernés. C’est donc une lourde
mission qui est confiée Dr Hassan Ben Bachir. 

Dossier
réalisé par Joseph MBENG BOUM, Journaliste Scientifique

L’article Performance – Ils ont fait bouger le Minsanté en 2020 est apparu en premier sur Echos Santé.

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