(Image simplement illustrative) Plusieurs jours sont passés, mais le Nigeria est toujours sans nouvelles des lycéens enlevés par des hommes armés à Katsina. Des individus ont attaqué un établissement d’enseignement secondaire dans le nord du Nigeria, enlevant plusieurs élèves selon des témoignages d’habitants.

Vendredi soir, “les bandits sont arrivés à moto en tirant par intermittence et ont tenté d’entrer dans l’école” gouvernementale à Kankara, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police de l’Etat, Isa Gambo. Les policiers les ont repoussés avec l’aide de l’armée au terme d’une fusillade d’une heure et demie, a ajouté le porte-parole sans faire état de blessé.

“Les ravisseurs ont affronté le personnel de sécurité. Pendant ce temps, un autre groupe est entré dans l’école et a enlevé plusieurs élèves”, a affirmé à l’AFP Nura Abdullahi, estimant prématuré d’en évaluer le nombre.”Nous sommes encore en train de faire l’appel pour établir s’il manque des élèves”, a-t-il ajouté, ajoutant que quelque 200 d’entre eux, qui avaient pris la fuite, étaient rentrés samedi matin.

L’armée aurait localisé les ravisseurs dans une forêt proche et une intervention serait en cours affirme le porte parole du gouvernement.

Les enlèvements, fléau du Nigéria.
Des bandes armées parfois fortes de plusieurs centaines de membres sèment la terreur depuis plusieurs années dans les zones rurales du centre et du nord du Nigeria, pratiquant à grande échelle le vol de bétail et les enlèvements contre rançon.

En août, des hommes armés avaient enlevé en pleine classe une enseignante avec plusieurs de ses élèves dans l’Etat voisin de Kaduna. Les otages avaient ensuite été relâchés mais l’éventuel versement d’une rançon n’a pas été révélé.

Le président Muhammadu Buhari a condamné samedi l’attaque, menée par des “lâches” et visant des “enfants innocents”. Il a promis de renforcer la sécurité dans les écoles.

Cette triste rappel de l’attaque Chibok dans la nuit du 14 avril 2014, où 276 filles avaient été enlevées. Même scénario le 19 février 2018 dans un collège de Dapchi, dans l’État de Yobe. A ce jour, une centaine de ces filles sont toujours portées disparues.

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Florelle Sateu

editor