La semaine dernière, un groupe de jeunes des différentes localités de la province du Moyen Chari en partance vers l’Est à la recherche de travail ont été interceptés par les autorités judiciaires de la province.

Le phénomène est fréquent dans les provinces du Mandoul et du Moyen Chari, deux provinces à l’extrême Sud du Tchad. Les jeunes de ces localités dont l’âge varie entre 15 et 25 ans se font emmener par des individus dans l’est du pays.

Ces principaux employeurs invisibles promettent, aux jeunes désespérés, un avenir radieux à travers un travail décent qui pourra leur permettre de gagner la vie. Ils utilisent des intermédiaires pour payer leur transport jusqu’à la destination souvent inconnue de ces jeunes à la recherche de l’eldorado.

La semaine dernière, un groupe de plus de 30 jeunes en route vers l’Est a été appréhendé par les autorités judiciaires de la province de Sarh.

“C’est pour remonter cette ligne et rechercher les vrais auteurs, que nous avons intercepté ces gens-là”, a déclaré le procureur de la République, près le tribunal de grande instance de Sarh Allarakété Sanéngar.

“Nous ne pouvons pas accepter que des jeunes qui sont la crème de notre société puissent se déplacer en masse, abandonner leurs parents et leurs villages pour des horizons douteux”, a déploré Djimet Ngandéré, secrétaire exécutif de l’association “Caisse de solidarité et d’entraide”, une association de la communauté Sara Kaba basée au sud du Tchad.

Pour Djida Oumar, président de la Commission nationale des droits de l’homme, la sensibilisation a échoué. Selon lui, les responsables de cette pratique sont connus.

“Un enfant ne s’achète pas. Il faut localiser les trafiquants, les juger et les condamner. Ce sont des délinquants”, a indiqué Djida Oumar, président de la CNDH.

Selon les autorités judiciaires de la province du Moyen Chari, cinq groupes de jeunes en partance pour l’Est et le Nord, ont été interceptés de juillet à septembre.

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