Le photographe et cinéaste, décédé en mars 2000, avait réalisé une série de photographies sur les “sauvages” (populations) des Monts Mandara dans les années 50; des travaux exhumés dans le documentaire “African Mirror”

 

Paternaliste, raciste et un brin obsédé par les corps nus. Ainsi pourrait-on qualifier René Gardi (1er mars 1909 – 09 mars 2000), qui a montré l’Afrique, et en particulier le Cameroun colonial, au public suisse à travers une série de photographies et notes faites sur les habitants des Monts Mandara (Nord-Cameroun) dans les années 1950. 

Ces photographies (environ 30 000), journaux intimes, articles, c’est le réalisateur Mischa Hedinger qui les as exhumés dans le documentaire “African Mirror”, sorti en 2019 et visible actuellement en vidéo à la demande (VOD) sur le site Outside The Box.

En appréciant les Matakam, Kirdi et autres habitants rencontrés dans le nord du Cameroun dans leur habitat naturel, René Gardi n’hésitait pas à les qualifier de “montagnards” et de “sauvages” qui “comprennent l’art de vivre dans le présent”.

A travers le documentaire de Mischa Hedinger (1h24min), l’on découvre par ailleurs que René Gardi, en côtoyant les Camerounais, se plaisait à rêver d’une colonie suisse sous les tropiques; mais la confédération helvétique n’en a jamais eue.

Cet article Le public suisse redécouvre la vision et les œuvres de René Gardi sur le Cameroun colonial est apparu en premier sur Journal du Cameroun.

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