Dans ce pays où le paysage routier est des plus sinistré et où des pistes tiennent lieu de « routes nationales », on veut construire les péages routiers avant de construire les routes.

On voulait y organiser la CAN avant la construction des stades et autres infrastructures pourtant indispensables à l’organisation de cet événement. On y envoie 100 soldats et du matériel de guerre pour vous mettre en résidence surveillée pendant 75 jours en totale violation de vos droits.

Puis un beau jour on lève la mesure et annonce qu’une procédure est en cours qui permettra de savoir ce qu’on vous reproche…

On y a proclamé la démocratie sans avoir endigué la pensée unique et la tradition des mascarades électorales. Un peu comme s’il suffisait de proclamer la démocratie pour être une démocratie.

On veut que le peuple s’unisse contre les sécessionnistes qui tirent arguments des frustrations de l’injustice pour mener leurs actions. Mais on laisse prospérer les discours de haine tribale et entretient le tribalisme d’État qui génère les mêmes frustrations de l’injustice. Un peu comme si le tribalisme pouvait unir un peuple.

En somme, un anachronisme répugnant érigé en mode de gestion d’un pays qui chaque jour se déchire et s’enfonce désespérément dans les abysses de la pauvreté. Un anachronisme hélas défendu par un groupe qui se comporte comme un troupeau imperméable au bon sens.

Comme dit le vieil adage, débattre ou argumenter avec un tel troupeau c’est comme jouer au damier avec un pigeon. Il renverse tous les « pions » et chie sur le tableau avant de conclure enthousiaste, et non moins naïvement, que c’est lui le vainqueur. Au mépris bien-sûr de la logique du « jeu ». J’ai parlé de logique du jeu ? J’oubliais que la logique est insensée pour un troupeau.

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