L’aviculture villageoise représente une activité primordiale pour l’obtention d’un revenu à travers la vente d’œufs et d’oiseaux.

La consommation occasionnelle de ces produits intervient comme source précieuse de protéines dans la ration alimentaire. Les petits effectifs de 5 à 20 oiseaux, donnent aux potentiels consommateurs des produits de qualité ayant des propriétés organoleptiques très appréciées.

La viande étant ferme et juteuse, s’apprécie par tous. Avec la rareté des poules villageoises sur le marché, il est important d’encourager l’intensification de cet élevage dans le but de conserver le patrimoine génétique et de pouvoir satisfaire la demande.

Dans ce contexte nous travaillons en collaboration avec un groupe d’entrepreneur Agropastoral dans le Littoral (Douala) qui trouve important de concurrencer le marché national à travers les poules villageoises produit en claustration.

La production des chairs dure 42 jours alors qu’avec les poules villageoises, le cycle est long (6 mois) pour avoir une chair ferme et qui ne nécessite pas beaucoup d’assaisonnement pour nous donner un goût concurrençant la majorité des produits carnés. C’est donc dans ce sens que nous trouvons capital de passer à une amélioration du système traditionnel pour la conservation de la race indigène via l’amélioration du logement, l’alimentation, les soins sanitaires, les outils d’abreuvement moderne et mangeoire automatique. Quelles peuvent être les contraintes que nous faisons face après la production ?

Dans le système d’élevage extensif encore appelé traditionnel, les poules sont dictées par les conditions que leur offre la nature. Les petits effectifs (5 à 20) trouvent suffisamment à picorer dans les alentours immédiat pour survivre et se reproduire. Au Cameroun, généralement en milieu rural, cette production permet non seulement de résoudre de manière ponctuelle les problèmes de famille tels que : les dettes, les cotisations dans les réunions, les cérémonies traditionnelles, les fêtes, la réception des invités de marque et contribue à la scolarisation des enfants via la commercialisation. Ce système occupe une place vraiment considérable dans la vie socioculturelle d’où la nécessité d’intensifier pour la protection des œufs perdus et des poussins tués par des prédateurs comme la perdries, l’homme sans oublier les écrasements et le vol.

S’agissant du système semi-intensif, c’est un compromis entre les systèmes extensifs et intensifs dans lesquelles les oiseaux sont confinés dans un espace déterminé avec accès à un abri. On les rencontre communément en milieu urbain et périurbain avec des effectifs pouvant atteindre 100 têtes. Pendant les saisons de culture, la liberté de ces poules est totalement privée et l’éleveur apporte tous les éléments nécessaires pour la satisfaction des besoins physiologiques de l’animal. L’objectif principal dans ce contexte c’est d’améliorer les conditions de vie de la petite famille avec déjà des calculs pour estimer la rentabilité. Ce système plus structuré que le traditionnel permet de comprendre qu’avec une intensification de cette souche, on peut réaliser des recettes trois fois que les souches commerciales.

L’entreprise Agropastorale fait une production intensive des poules villageoises dans la ville de Douala en complète claustration. Les oiseaux dépendent entièrement de l’éleveur pour la couverture des besoins physiologiques (nutrition, abreuvement, soins sanitaires, logement etc.) permettant d’exprimer au maximum leur potentiel de production avec des gains moyens

quotidien élevés pour un indice de consommation faible. Les forts capitaux sont investis dans la qualité du bâtiment, les abreuvoirs et mangeoires automatiques, un parcourt initié permettant aux oiseaux d’être dans les conditions traditionnelles pour plus de rusticité. Une production de 5 000 poules villageoises se fait régulièrement avec une production d’œuf de table et certains incubés pour l’amélioration de l’effectif. Le sexe ration est de un coq pour 10 poules. Après incubation des œufs nous produisons des poussins d’un jour qui sont suivis pendant 6 à 12 mois avant commercialisation.

Rappelons que les produits avicoles continuent à être onéreux dans la plupart des pays en développement. Spécialement au Cameroun, le système de commercialisation est habituellement informel et pauvrement organisé d’où la difficulté de vendre la totalité de notre cheptel au moment souhaité. La consommation des poules villageoises n’est pas à la portée de tous et son prix ne coûte pas 2000 FCFA comme les poulets de chairs. Si un poulet de chair est élevé à 42 jours, il est plus facile de comprendre que pour une production de 6 à 12 mois d’âge le coût de production devient important. Bien que vendu dans les supermarchés, les hôtels et sur le marché de Douala, étendre le circuit de commercialisation devient pour la structure une priorité absolue.

En somme, au regard des systèmes de production, il est plus facile pour les petits éleveurs ayant des effectifs faible de commercialiser leur effectif que ceux des grands systèmes. Si nous continuons d’intensifier la production, nous avons un grand avantage sur la conservation du patrimoine génétique de nos races indigènes. Une bonne organisation du circuit de vente est un départ pour booster l’élevage des poules villageoises dans notre pays le Cameroun.

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