Dans cet entretien exclusif, le défenseur central du FC Nantes et des Lions indomptables affiche ses ambitions avec son club et la sélection nationale. Il parle, entre autres, de ses rapports avec le Cameroun et comment il vit la concurrence en charnière centrale.

Vous êtes peu connu du public Camerounais.  Pouvez-vous vous présenter ? 

Je m’appelle Jean Charles Castelletto. Je suis né d’un père Franco-Italien et d’une  mère camerounaise. Je suis footballeur. J’évolue en ce moment au Fc Nantes.  Je suis âgé de 25 ans.

Vous étiez titulaire face au Mozambique au mois de novembre dernier. Avec le recul, quelle analyse faites-vous de la double confrontation face aux Mambas?

Ce fut deux grosses confrontations. On avait le devoir de gagner ces deux matchs.  Je  trouve qu’à domicile (12 novembre 2020 au stade de la Réunification, Ndlr), on avait fait un très bon match. A l’extérieur (le 16 novembre 2020 à Maputo), on a fait le match qu’il fallait pour ramener les trois points.

Après trois saisons au Stade  Brestois,  vous avez choisi de migrer au Fc Nantes. Pourquoi ce choix ?

J’ai effectivement passé trois belles saisons  à Brest, On était parvenu à monter en Ligue 1. Après, je nourrissais les envies d’aller voir ailleurs. Je voulais évoluer dans un club plus grand, au niveau de l’histoire. Je voulais voir ce que je peux faire dans un grand club. C’est pour ça que j’ai signé au FC Nantes.

Quel est votre bilan personnel après 13 journées de championnat de Ligue 1 cette saison ? 

Sur le plan personnel, après cinq mois passés dans ce club, je m’adapte bien. J’ai disputé six matchs de championnat et deux matchs avec la sélection nationale.  Je travaille tous les jours d’arrache pieds pour devenir un titulaire. Lors de la deuxième partie de saison, il faudrait que je monte en puissance, un cran au-dessus, pour aller chercher une place de titulaire incontestable.

Quels sont vos objectifs avec le FC Nantes cette saison? 

L’objectif du club, c’est de terminer parmi les dix premiers.  A titre personnel, il faudrait que je sois capable de pouvoir jouer  dans cette équipe tout le temps. Je travaille dur pour y parvenir.

Vous avez évolué dans toutes les catégories jeunes de l’équipe de France.  Qu’est-ce qui a déterminé votre choix pour un changement de nationalité sportive en 2017 en faveur des Lions indomptables du  Cameroun? 

D’abord moi, j’ai grandi avec le Cameroun dans mon cœur. J’ai la chance de partir régulièrement au Cameroun depuis que je suis tout petit. Je connais très bien le Cameroun. J’ai des racines camerounaises et je savais qu’à un moment où un autre, j’allais me diriger vers les Lions. Pour ceux qui me connaissent bien, ils savent que le Cameroun c’est quelque chose de très grand pour moi. Quand on est jeune et qu’on vit en France, c’est tout naturellement qu’on évolue dans les sélections jeunes. Quand on est jeune, on ne connaît pas les sélections africaines. La différence se situe à ce niveau-là. Après, en grandissant, j’ai réalisé que la sélection nationale du Cameroun était faite pour moi. Jouer avec le Cameroun, c’est une très bonne chose. C’est ce qui pouvait m’arriver de mieux.

Avant votre première convocation en sélection nationale du Cameroun,  quel rapport avez-vous avec le pays de votre mère? 

J’ai toujours eu de très bons rapports avec le Cameroun. Comme je le disais, j’allais chaque vacances au Cameroun. J’ai une partie de famille qui y vit, notamment ma grande mère et quelques oncles. Ma mère est de Yaoundé. Quand j’y suis, je vis au quartier Efoulan.

Depuis votre choix pour le Cameroun en 2017,  vous ne comptez que trois sélections avec les Lions indomptables. Qu’est-ce qui peut justifier cela ? 

Je ne sais pas.  Peut-être que le coach qui était en place ne me faisait pas trop confiance. Il faisait plus confiance à certains joueurs qui sont en sélection depuis un bon moment. Après, c’est le football. Ça se comprend totalement.  Maintenant que j’ai la confiance du coach Concecao, à moi de continuer à être performant.

Comment vivez- vous la concurrence en charnière centrale des Lions indomptables?

La concurrence, nous la vivons très bien. Elle est très saine. On est des jeunes joueurs qui se connaissent tous. En France, on a tous joué les uns contre les autres. On est là pour s’entraider, afin que le Cameroun soit victorieux de tous ses matchs.

Le Cameroun va accueillir la Can en 2022.  À votre avis,  sur le strict plan sportif, quelles sont les erreurs qu’il ne faudra pas commettre,  pour que  cette compétition soit une réussite?

Qu’on soit tous ensemble. Parlant d’une même voix. Que les joueurs fassent de gros efforts, afin que tout le peuple camerounais soit content de nous. C’est ça le plus important.

Un mot à l’endroit des fans des Lions…

Je tiens à dire un grand merci au public camerounais pour m’avoir bien accueilli. Allez les Lions, allez le Cameroun.

Propos recueillis par Emile Zola Ndé Tchoussi

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