22 mois après le saccage de certaines missions diplomatiques du Cameroun en Europe, dont l’ambassade en France, le Tribunal correctionnel de Paris à la suite de son renvoi de l’audience du 28 février dernier à cause de la grève des avocats, va ouvrir en principe la suite du procès opposant trois personnes prévenues à l’ambassade du Cameroun en France ce 20 novembre 2020

Les accusés (Waffo Wanto dit « Général Wanto », Thiam Abdoulaye dit « Calibri Calibro », Azonsop Tchetchago Nelson dit « Maître corbeau ») doivent répondre ainsi ce 20 novembre 2020 des accusations d’association de malfaiteurs, cambriolages par effraction, dégradations volontaires, vol aggravé … pour des infractions commises en bandes organisées, suite à une plainte de l’ambassadeur en poste à Paris à l’époque des faits, Alfred Nguini.

Plusieurs manifestants anti Biya ont envahi le 26 janvier 2019 l’ambassade du Cameroun à Paris, saccageant notamment des portraits de Paul Biya et plusieurs objets mobiliers..

Sur les faits reprochés à ces activistes et selon la plainte contre X qui avait été déposée en France par l’ambassadeur en poste à l’époque des faits, Alfred Nguini, l’on sait qu’ils sont poursuivis pour des faits sus-évoqués

Le samedi 26 janvier 2019 aux environs de 17h 40mn selon les précisions de l’ambassade du Cameroun à Paris, des individus sous la conduite du “Général Wanto” avaient fait irruption devant l’ambassade du Cameroun en France. Deux d’entre eux avaient alors escaladé les grilles de la clôture de protection “avant de défoncer les portes d’entrée des locaux de la mission diplomatique pour s’y introduire et faire rentrer leurs complices”, selon l’ambassadeur Alfred NGUINI dans un communiqué rendu public le 21 février 2019

Sur la suite des événements du 26 janvier 2019, le communiqué révèle qu’une fois à l’intérieur de la chancellerie, ces personnes se sont employées à neutraliser le système de vidéosurveillance. Elles vont procéder à un “saccage minutieux et méthodique des installations, etc”

Rebondissement dans cette affaire

Selon des informations de sources judiciaires de la capitale française, le conseil de l’ambassade du Cameroun, “Jean-Paulin Woumeni, est en train de manœuvrer en coulisse afin de demander au tribunal correctionnel de Paris un nouveau renvoi du procès, pour permettre l’ouverture d’un complément d’enquête.”

A Yaoundé, les autorités du pays estiment que les enquêteurs ont réduit, sans justification, le nombre de personnes poursuivies.

En reportant la date du procès ajoute notre source, la liste des présumés accusés s’allongera. Plusieurs compatriotes de la diaspora selon certaines sources ayant fourni entre temps des noms complémentaires aux autorités consulaires du Cameroun à Paris.

Ce procès du saccage de l’ambassade à Paris sera t-il encore reporté ? Nous en saurons plus davantage demain. A suivre

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