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Cameroun : La CNDHL s’inquiète de la surpopulation carcérale

Dans son rapport 2017, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) soulève le problème de la surpopulation carcérale.
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12/12/2018 - 14:36
lucien embom
Journaliste

La surpopulation carcérale au Cameroun estimée à 28.927 détenus au 31 décembre 2016, est passée à 30.701 prisonniers au 31 décembre 2017.  Les prisons camerounaises ont une capacité d’accueil de 17.815 places. Leur taux d’occupation est passé de 162% en 2016 à 172% en 2017. La Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés a visité les prisons centrales et principales de plusieurs régions.

La Commission de Chemuta Divine Banda a quadrillé les régions du Centre, de l’Extrême-Nord, du Sud, de l’Ouest, de l’Est etc. Il en ressort un constat général selon lequel, la surpopulation carcérale est beaucoup plus accentuée en milieu urbain qu’en zone rurale. L’on peut citer le cas des prisons centrales de Yaoundé, Maroua, Buea, Douala, Bamenda et Bafoussam. Les prisons secondaires lovées dans certains départements n’échappent pas à la règle.

La Prison Centrale de Maroua occupe le haut du pavé avec 467% de taux d’occupation. Elle est suivie par la Prison Principale de Mokolo (279%), la Prison de Buea (250%), la Prison Principale de Guider (249%), la Prison Centrale de Yaoundé (246%), la Prison Centrale d’Ambam (208%), la Prison Centrale d’Ebolowa (148%), la Prison Principale de Dschang (133%), la Prison Principale de Mora (118%) et la Prison Principale de Mamfe (115%).

De façon générale, la surpopulation carcérale demeure inquiétante. Elle est liée à l’étroitesse des locaux, le nombre élevé des détenus, les lenteurs dans les procédures et la répression accrue des autorités en charge des poursuites. Celles-ci semblent ignorer le principe consacré par le Code de Procédure Pénale. La CNDHL recommande dès lors au Ministère de la Justice de poursuivre la construction et l’extension des pénitenciers.

 

 

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