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Cameroun-Fête de la jeunesse : Des pas médiocres observés au boulevard du 20 Mai

Au cours du défilé qui a meublé la 54e journée de la fête de la jeunesse, plusieurs jeunes apprenants ont marqué des pas traduisant leur mécontentement. Ils plaident « pour un cameroun nouveau ».
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02/12/2020 - 11:03
Florelle SATEU
Florelle SATEU
Journaliste
Cameroun-Fête de la jeunesse : Des pas médiocres observés au boulevard du 20 Mai

Des pas mal appliqués, des rangs désordonnés et des visages froissés, ont caractérisé le défilé du 11 février 2020 au boulevard du 20 Mai à Yaoundé. La cérémonie supposée débuter à 9h, a officiellement démarré à 10h avec l’arrivé du Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique, MOUNOUNA FOUTSOU. Comme à l’accoutumée, après l’hymne nationale et celle de la jeunesse, le discours donné un jour avant par le président Paul BIYA a été réécouté. Des fiascos, et des paroles traduisant le mécontentement des jeunes, se font entendre de part et d’autre sur le site. « Ce fameux discours ne nous a jamais rien donné ? Où peut-on trouver les 500 000 emplois qu’il dit avoir créé en 2019 ? » s’interroge un étudiant. Un jeune écolier de son côté est pressé de vite défiler et de rentrer chez lui « il y’a trop de soleil je veux rentrer ». Des paroles qui prédestinaient déjà le manque d’engouement en ce concerne le défilé.  

Au cours de la parade, des ovations se font rares. C’est seulement grâce aux multiples requêtes de la présentatrice de l’évènement que les observateurs acclament. Certains élèves des écoles primaires, secondaires et universitaires ne brandissaient aucun effort pour hisser leur établissement au sommet.  Plusieurs enseignants ont exprimé leur mécontentement. « La prestation au niveau des pas n’a pas été bien coordonnée. Toutefois il faut dire que tout s’est passé dans la sérénité », affirme jean Marie AKINA AMBASSA enseignant. Parlant de sérénité, il faut souligner que les acteurs du défilé, on pour la plupart exécuté des chants patriotiques « jeunesse du Cameroun, notre heure a sonné, debout pour construire un Cameroun meilleur ».

Sur les pancartes, des messages patriotiques à savoir : « Pas d’école pas d’avenir », « ensemble pour un avenir meilleur », « Construisons un cameroun nouveau ».

Durant cette journée, plusieurs jeunes ont donné leur avis sur le thème « jeunesse, paix, décentralisation et participation à la gouvernance locale pour un Cameroun nouveau ». C’est le concept Cameroun Nouveau, qui leur a le plus captivé : « pour construire un Cameroun nouveau, il faut instaurer les bourses d’étude et donner du travail aux jeunes. Construire plus de centre de formation professionnelles, ainsi que des industries et entreprises prêt à nous recruter directement après la formation », propose un étudiant de l’institut universitaire SIANTOU. Dans la même lancée, un jeune apprenant de l’enseignement secondaire ajoute : « tant que la jeunesse pleure, et souffre au fond d’elle, elle ne peut pas bien prendre pas à la gouvernance locale. Le Cameroun nouveau ne se construit pas avec la bouche mais avec les actions du gouvernement visant à motivé la jeunesse à aller de l’avant ». Tout laisse à croire que la jeunesse veut être plus que ce qu’elle est en ce moment, bref devenir un véritable fer de lance de la nation.

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