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Cameroun-affaire MIDA : les responsables retournent à la prison centrale de Yaoundé

La Cour d’Appel du Centre a rejeté le jeudi 22 novembre la demande de libération provisoire des patrons de la Mission d’Intégration pour le développement pour l’Afrique (MIDA). Les accusés demeurent donc incarcérés à la prison de Kondengui jusqu’à la prochaine audience.  
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11/29/2018 - 17:40
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

L’affaire MIDA au Cameroun n’a pas encore été soldée. La demande de libération provisoire des responsables de la Mission d’intégration et de développement pour l’Afrique a été rejetée par la Cour d’Appel du Centre. Malgré l ‘intervention d’une dizaines d’avocats devant la juridiction, les accusés restent écroués.

Dans un communiqué de presse donné en fin avril dernier, le ministre de la communication, Issa Tchiroma Backary, indiquait que cette organisation est accusée d’« existence illégale, usurpation de fonction, corruption de la jeunesse, port illégale d’inscription et uniforme militaire, d’escroquerie par appel au public »,

Pour mémoire, depuis 2016, les responsables de la Mida avaient collecté une somme de 12,789 milliards de FCFA, auprès de 11,835 souscripteurs, en majorité jeunes. Le fonctionnement de cette mission était entouré d’une troublante opacité. D’où l’intervention du Gouvernement pur interrompre ses activités.

C’est d’ailleurs ce qu’a expliqué le préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila le 16 avril, lors de la suspension des activités de ce groupuscule qui, selon lui, est clandestine.

« Ils organisent des séminaires rémunérés qui durent deux semaines. Chaque séminariste s’inscrit à 12500f et à la fin de la formation il bénéficie d’une somme de 7000Fcfa pour le financement d’un projet. Lorsque vous venez avec plusieurs personnes, on vous regroupe en associations. Les commissions qu’ils rétrocèdent à chaque séminariste qui fait venir de nouvelle personnes s’élèvent à 65000f multiplié par le nombre de personnes emmené », expliquait alors l’autorité adminsitrative.

Détenus par la justice camerounaise depuis des mois, les responsables de la MIDA ont déjà été appelés à plusieurs audiences qui ont été suspendues à cause de l’insuffisance de documents attendus au tribunal.

Déjà, en Mai dernier au cours des premières audiences, le numéro 2 de la MIDA, Alphonse Anicet Foe Awa, s’était exprimé sur l’affaire qui l’oppose au Ministère Public. « Il s’agissait d’une suspension provisoire. En effet, toutes nos activités étaient encadrées par les autorités qui ne manquaient pas de nous donner quitus pour tenir nos manifestations. Le sous-préfet de Yaoundé 3e Nestor Dym nous a souvent convié aux réunions stratégiques parce qu’il nous considérait comme faisant partie de son état major, ce qui veut dire que nous n’étions pas des clandestins », explique-t-il.

En attendant les prochaines audiences, l’heure est à la poursuite des opérations de remboursements des souscripteurs de la fameuse septième vague qui avait vu leur rêve de profit s’envoler avec l’interruption des activités de la MIDA.

 

 Florelle SATEU, stagiaire

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