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Cameroun : 130 soldats déployés contre les preneurs d’otages dans l’Adamaoua

Un premier peloton de 30 éléments du Groupement Polyvalent d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GPIGN), a été déployé ce 30 janvier 2019, pour combattre les preneurs d’otage dans la région de l’Adamaoua, où on déplore au moins 311 cas de kidnapping contre rançon depuis 2015
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02/01/2019 - 17:57
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Face à la menace récurrente des enlèvements contre demande de rançon dans la région de l’Adamaoua, les forces de sécurité organisent la riposte. En plus des soldats du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), déjà sur le terrain, Un premier peloton de 30 gendarmes du Groupement polyvalent d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GPIGN) est parti de Yaoundé ce 30 janvier 2019, a annoncé l’Armée.

Ces soldats ont pour mission de « sécuriser la région de l’Adamaoua par des actions fortes et des patrouilles de dissuasion ». Spécialisés dans les luttes contre le grand banditisme et le terrorisme, les éléments du GPIGN viennent renforcer le dispositif sur le terrain pour mettre en déroute les ravisseurs.

Un déploiement qui s’inscrit dans l’ensemble des mesures prescrites par le Chef de l’Etat, Paul Biya, pour juguler la menace sécuritaire. Le Président de la République avait en effet, annoncé, au cours d’un discours à l’académie militaire, le 18 janvier dernier, « des instructions fermes » aux Forces de Défense et de Sécurité, afin de « mettre un terme à ces agissements répréhensibles ».

« Nos populations et tout particulièrement les éleveurs, y sont victimes de groupes criminels spécialisés dans les enlèvements, avec demandes de rançons », avait-il déploré.

Lire aussi : Sécurité : Face aux enlèvements, Paul Biya prescrit vigilance et fermeté aux forces de sécurité

De fait, des associations d’éleveurs de la région ont estimé à plus de 2 milliards de FCFA payés à des bandes armées, au titre de rançon. Selon un rapport produit par l’Association Mboscuda, qui regroupe une communauté d’éleveurs appelés Mbororos, au moins 311 cas d’enlèvements ont été enregistrés entre 2015 et 2018. Et la perte pour les éleveurs locaux est nette : plus de 3 milliards de FCFA depuis 2013, estime la Banque Mondiale, puisque les ravisseurs s’en prennent aussi au bétail.

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