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Cameroun – Justice : Samuel Eto’o poursuit des journalistes pour diffamation

Le journaliste et promoteur de la Radio Soleil FM, Roger NYASSA et le Journaliste Michael Dom Pipelassi en service dans la même station, sont appelés à comparaitre devant le tribunal de première Instance de Yaoundé le 21 Novembre 2018.
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11/20/2018 - 10:50
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

C’est la suite d’une plainte en diffamation déposée par l’un des conseils de l’ancien capitaine des lions indomptables, Samuel Eto’o. Déjà le 04 Octobre 2018, en rapport à cette accusation,  le promoteur de la radio Soleil FM émettant à Yaoundé et son employé avaient été convoqués au Conseil National de la Communication (CNC).

En effet, au cours d’une production de l’émission quotidienne ‘’Sports et Investigations’’ le 17 Septembre 2018, Michael Dom Pipelassi avait laissé entendre que l’actuel attaquant du Qatar Sports Club entretiendrait un réseau d’homosexuels au sein de la sélection nationale. Des propos qui ont été jugés diffamatoires par ce dernier.

Les convocations des deux journalistes ont été signées le 12 novembre 2018 par le juge d’instruction en charge de cette affaire, Joël Albert Bias. Ceux-ci sont appelés à répondre au chef d’accusation qui pèse contre eux le 21 novembre 2018 à 16 précises au cabinet judiciaire d’information n°3 du tribunal de première instance de Yaoundé.

Ceci arrive au moment où de plus en plus les journalistes camerounais sont interpellés, pour des irrégularités observées dans l’exercice de leur fonction. Après l’affaire grandement médiatisée de la journaliste d’Equinoxe Télévision, Mimi Mefo, le cas le plus récent est celui du promoteur du site Hurinews.

Michel Biem Tong, a d’abord été retenu pendant trois semaines au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED) avant d’être écroué à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé le 15 novembre 2018. Il lui est reproché les faits d’« apologie du terrorisme », « outrage au chef de l’Etat » et « déclarations mensongères ». Le journaliste et activiste risque la peine de mort. Il sera entendu au tribunal militaire le 05 décembre 2018.

Valère WEDA, Stagiaire

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