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Cameroun : 227.581 déplacés à l’intérieur du pays

Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), le rapport de la DTM du round 14, indique près de 227.581 personnes sont déplacées sur le territoire national.
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11/27/2018 - 12:54
Christine MBENGONO
rédactrice Cameroun-online

L'insurrection de Boko Haram sur les territoires nigérians et camerounais qui a débuté en 2014, a entraîné une crise de déplacements et des réfugiés. Les chiffres publiés dans le rapport de la DTM du Round 14 qui s’est déroulée du 13 au 26 juin 2018 indiquent la présence de 359 222 individus répartis dans 58 626 ménages, soit près de 227 581 personnes déplacées à l'intérieur du Cameroun.

Il y a 39 403 réfugiés hors camp et 92 238 répartis dans les six départements de la région de l'Extrême-Nord. Ces départements sont le Diamaré, le Mayo-Danay, le Mayo-Kani, le Mayo-Sava, le Mayo-Tsanaga et le Logone-et-Chari.  Malgré les efforts du gouvernement et des organisations humanitaires, les besoins des populations sont nombreux. Les conditions de vie des personnes déplacées à l'intérieur du pays demeurent difficiles.

Le 21 novembre dernier, l’OIM a présenté aux autorités administratives de l’Extrême-Nord, le mécanisme de la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM) des populations dans la région. La rencontre a permis aux autorités de cette région d’avoir une meilleure compréhension de l’outil DTM. Les autorités ont compris le rôle qu’elles doivent jouer dans le processus de collecte d’informations sur les personnes déplacées.

Selon la coordinatrice de la DTM à Maroua, Karen Marin, les autorités sont des informateurs clés. Ils partagent avec l’Organisation Internationale pour les Migrations des données sur les mouvements des populations. Les informations recueillies aident à mieux comprendre les besoins des déplacés. La DTM est soutenue par ECHO (Protection Civile et l’Aide Humanitaire de l’Union Européenne) et CERF (United Nations Central Emergency Response Fund).

Le mécanisme de la Matrice de Suivi des Déplacements présenté aux autorités de l’Extrême-Nord du Cameroun.  Maroua – « Les autorités administratives font partie des informateurs clés qui partagent avec l’OIM les informations sur les mouvements des populations afin de mieux comprendre leurs besoins » a dit Karen Marín, Coordinatrice de la DTM à Maroua. « Pour cela, il est essentiel de les impliquer en premier dans notre travail ».   : La DTM permet aux partenaires au développement ainsi qu’aux autorités de mieux adresser ces besoins et de définir des réponses ciblées au profit des populations déplacées.    Ce projet a été finance par ECHO (Protection civile et l’aide humanitaire de l’Union Européenne) et CERF (United Nations Central Emergency Response Fund).

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