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Cameroun : Les citoyens exposés aux morsures de serpent

Selon nos sources, nombre de citoyens restent toujours exposés aux morsures de serpent à l’approche de la Journée Mondiale du Serpent qui se célèbre le 16 juillet prochain.
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07/08/2019 - 14:21
lucien embom
Journaliste

Les morsures de serpents constituent un problème de santé publique au Cameroun et dans le monde. Chaque année, il se produit 5,4 millions de morsures de serpents entraînant de 1,8 à 2,7 millions de cas d’envenimement sur la terre des vivants. On dénombre par an entre 81.410 et 137.880 décès et environ 3 fois plus d’amputations et d’incapacités définitives. La plupart des cas surviennent en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Les femmes, les enfants et les agriculteurs dans les communautés rurales pauvres des pays à revenu faible ou intermédiaire sont le plus souvent victimes d’un envenimement. Ce fardeau pèse le plus lourd sur les pays ayant de faibles systèmes de santé et peu de ressources médicales. Les morsures de serpents venimeux provoquent des urgences médicales. Elles peuvent entraîner des paralysies sévères.

 Ces paralysies sont capables de bloquer la respiration, d’entraîner des troubles sanguins pouvant aboutir à des hémorragies, de semer des insuffisances rénales et des destructions tissulaires locales sévères. En raison d'une masse corporelle plus faible, leurs conséquences sont plus sévères chez l’enfant que chez l’adulte. Contrairement à ce qu’il se passe pour de nombreux autres états pathologiques graves, il existe un traitement très efficace.

On peut éviter la plupart des décès et des conséquences sérieuses en généralisant la disponibilité des sérums antivenimeux. Des sérums de qualité sont le seul traitement efficace pour éviter ou supprimer la plupart des effets toxiques des morsures de serpents. Ils sont inscrits dans la Liste Modèle OMS des médicaments essentiels et ils devraient faire partie du minimum de soins de santé primaires à prodiguer en cas de morsure.

Les données insuffisantes sur le nombre et le type des morsures de serpents entraînant des difficultés dans l’estimation des besoins et, en parallèle, la déficience des politiques de distribution ont amené les fabricants à arrêter la production ou à augmenter les prix des sérums. Le manque de réglementation et la commercialisation de sérums inadaptés ou de mauvaise qualité ont sapé la confiance des responsables sanitaires et des patients.

 Le système de santé camerounais ne dispose pas des infrastructures et des ressources pour collecter des données sur le problème de morsure de serpent. L’évaluation du véritable impact se complique d’autant plus que le nombre des cas notifiés au Ministère de la Santé par les cliniques et les hôpitaux ne représente en fait, qu’une faible proportion de la charge de morbidité. Nombre de victimes n’arrivent pas dans les établissements de soins de santé.

 

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