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Crises sociopolitiques au Cameroun : « la situation est sous contrôle », selon le Gouvernement

Dans un communiqué ce lundi, 11 mars 2019, le Porte-parole du Gouvernement camerounais a répondu aux inquiétudes exprimées par l’Union Européenne, au sujet des violences liées à la crise anglophone et de l’arrestation d’opposants politiques, dont Maurice Kamto
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03/12/2019 - 16:41
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Dans sa sortie, le Ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, est allé à contre-courant des accusations et des inquiétudes de l’Union Européenne. Notamment, au sujet de la crise socio-politique en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.  « (…) La situation dans les deux régions est sous contrôle et les perspectives d’un retour à la normale se font chaque jour plus propices », a déclaré le porte-parole du Gouvernement.

L’ancien ministre de l’Administration Territoriale a assuré que « le Gouvernement reste déterminé à ramener la paix et recréer les conditions de vie normale dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest par les voies idoines ».

Violences persistantes

Le diplomate de formation répondait ainsi aux inquiétudes formulées par la chef de la diplomatie de l’Union européenne, le 05 mars dernier au sujet de la crise anglophone. Federica Mogherini avait alors déploré « la persistance des violences et des violations des droits de l'homme dans les régions anglophones du Nord-Ouest et Sud-Ouest, en proie à une guerre sécessionniste depuis octobre 2016 ». Regrettant « un nombre inacceptable de victimes et un impact lourd en termes humanitaire et économique ».

Ce à quoi le Gouvernement a répondu en appelant à une bonne compréhension de la situation par tous et un appui de l’Union des 28, en vue d’une résolution judicieuse de la crise.

Crise politique

Autre dossier qui alimente les tensions diplomatiques entre l’UE et le Cameroun, l’arrestation de plusieurs leaders politiques, actuellement traduits devant le Tribunal militaire de Yaoundé pour des chefs d’accusation de « rébellion, insurrection et hostilité contre la patrie », après des manifestations de l’opposition.

Pour madame Mogherini, « l'arrestation et la détention prolongée de plusieurs dirigeants d'un parti de l'opposition, dont son leader Maurice Kamto, et d'un nombre important de manifestants et de sympathisants, ainsi que l'ouverture de procédures disproportionnées à leur encontre devant la justice militaire, accroît le malaise politique au Cameroun ».

Ce à quoi le porte-parole du Gouvernement a réagi lundi soir. Arguant que les arrestations et détentions de certains militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et de monsieur Kamto, en particulier, « sont strictement conformes aux lois et règlements du Cameroun, ainsi qu'aux conventions internationales ratifiées par le Cameroun ».

De son côté, L’UE suggère, comme solution de sortie de crise, « un dialogue politique inclusif et dans un contexte de respect des libertés fondamentales et l'Etat de droit ».

Rappelons que le Président du MRC, Maurice Kamto, arrivé second à la Présidentielle d’Octobre 2018, continue de contester la victoire du Président Paul Biya, réélu avec 71%, selon le Conseil Constitutionnel.

 Depuis, l’opposant camerounais dénonce un « hold-up électoral », à travers notamment, des manifestations des sympathisants de son parti le 26 janvier dernier, réprimées par la Police. Au moins 200 personnes ont été interpellées en marge de ces manifestations, dont M. Kamto et des cadres de sa coalition. Leur procès est en instance au Tribunal Militaire de Yaoundé.

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