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Cameroun : Les avocats de Maurice Kamto saisissent l'ONU

Le cabinet français Dupont-Moretti & Veil, qui représente l'opposant camerounais Maurice Kamto et ses alliés, a saisi le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies, a-t-on appris dans un communiqué, ce jeudi 04 avril 2019.
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04/05/2019 - 13:10
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Comme annoncé par Me Eric Dupont-Moretti lors de son passage au Cameroun mi-mars, l'opposant Maurice Kamto et ses alliés ont décidé de saisir les juridictions internationales pour faire pression sur le pouvoir de Yaoundé. Aussi, « le cabinet Dupond-Moretti et Vey a saisi le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies, à Genève, de la situation des trois principaux leaders de l’opposition camerounaise et de leurs partisans détenus depuis plus de deux mois dans des conditions arbitraires », ont indiqué les avocats français de l'opposant camerounais, dans un communiqué ce jeudi. 

Pour le cabinet Dupont-Moretti et Vey, les poursuites judiciaires en cours contre le principal opposant au Président Paul Biya, ainsi que ses alliés, Paul Eric Kingue, Albert Ndzongang, Penda Ekoka et 150 autres de leurs partisans, sont motivées par « une volonté de répression politique ». Dénonçant « l’inefficacité de tout recours interne et de l’opposition des autorités camerounaise à toute forme de dialogue ». 

De passage au Cameroun, mi-mars, pour rencontrer ses clients, l'avocat français Eric Dupont-Moretti avait alors déclaré que Maurice Kamto se dit pret à rencontrer et discuter avec le Président Paul Biya. Ce à quoi le Porte-parole du Gouvernement avait indiqué que les procédures judiciaires suivront  leur cours, en application des lois et règlements du Cameroun. 

Les leaders et les partisans du MRC avaient été interpellés fin janvier en marge de manifestations contre la réélection du Président Biya et après le saccage des ambasades du Cameroun en France et en Allemagne par des activistes jugées proches de ce parti par les autorités camerounaises. Inculpés « d’insurrection, rébellion et hostilité contre la patrie », ils encourent jusqu'à la peine de mort au Tribunal militaire de Yaoundé. 

Une juridiction dont ils contestent la compétence à juger des civils, ainsi que leurs conditions de détention. Aussi, demandent-ils au Groupe de Travail de l'ONU sur les détentions arbitraires « de constater les graves manquements à leurs droits les plus élémentaires et demandent leur libération immédiate ».

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