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Cameroun : Les « Marches Blanches» du MRC interdites

Le préfet du département du Mfoundi, Jean Claude Tsila dans un communiqué rendu public le 24 janvier 2019, interdit les manifestations publiques du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) prévues les 26 Janvier et 09 Février 2019. 
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01/25/2019 - 14:34
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

La ville de Yaoundé pourrait connaitre des violentes échauffourées entre les militants du MRC et les forces de l’ordre Samedi prochain. Annoncée en grande pompe depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux et dans les médias, la grande marche des militants et sympathisants du MRC vient d’être finalement interdite par l’autorité administrative du Mfoundi.

Dans un communiqué publié ce 24 Janvier, Jean Claude Tsila met en garde les habitants de son département en rappelant que « les manifestations à caractère vindicatif demeurent interdites sur l’ensemble du département du Mfoundi ».

 Le préfet invite par la même occasion les populations de la capitale politique « à faire montre comme par le passé, de maturité, de patriotisme et de civisme ; Et à ne point prêter le flanc à ces mots d’ordre à tout le moins irresponsables et séditieux dont l’implémentation ne saurait nous laisser indifférent ». Peut-on lire dans le document.

Une interdiction que le Président national du MRC, Maurice Kamto et ses militants, entendent braver demain Samedi, en descendant massivement dans les rues de la ville aux sept collines pour manifester pacifiquement.

« La marche est un droit constitutionnel. L’agitation d’un préfet à la retraite ne peut pas nous détourner de notre objectif. Nous nous félicitons déjà qu’il fasse notre publicité sur le média national et nous l’invitons d’ailleurs à la marche. Nous allons marcher pour l’intérêt supérieur des Camerounais », a promis le Secrétaire National à la Communication du MRC, Sosthène Médard Lipot.

Les « marches blanches », initiées par Maurice KAMTO, candidat arrivé officiellement deuxième lors de l’élection présidentielle du 07 Octobre 2018, sont reparties en deux phases. La première phase pour ce 26 janvier, dans les principales villes du pays et la seconde pour le 09 Février 2019, aussi bien au Cameroun qu’au niveau de la diaspora devant les représentations diplomatiques du pays à l’étranger, les sièges de l’Union Africaine (UA), du Parlement Européen et de l’Organisation des Nations-Unies (ONU).

Les principales revendications de ces marches pacifiques portent sur le « Hold-up électoral » tant décrié par le MRC qui demande un recomptage des votes, la guerre civile au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, la réforme consensuelle du système électoral et la mauvaise gestion des fonds publics dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019, initialement prévue au Cameroun.

L’interdiction à manifester publiquement du MRC pourrait ainsi donner lieu à un scénario semblable à celui du Social Démocratic Front (SDF) du 23 Janvier dernier dans la ville de Douala, au cours duquel le député Jean Michel Nintcheu et le vice Président du parti, Joshua Osih ont interpellés par les éléments de forces et de maintien de l’ordre.

 

Valère WEDA, Stagiaire

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