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Cameroun : le sous-Secrétaire d’État américain pour l’Afrique, attendu à Yaoundé

Tybor Nagy, le « Monsieur Afrique » de Donald Trump, devrait se rendre au Cameroun, les 17 et 18 mars prochain. Avec les autorités camerounaises, le diplomate américain devrait échanger sur les échanges commerciaux, la sécurité, et surtout la crise anglophone.
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03/05/2019 - 13:03
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online
Tibor Nagy, Secrétaire d'État adjoint des États-Unis pour les affaires africaines

Pour sa tournée dans la zone Afrique centrale, prévue du 04 au 18 mars 2019, le Secrétaire d'État adjoint des États-Unis pour les affaires africaines, va se rendre tour à tour, en Ouganda, au Rwanda, avant de clôturer par le Cameroun, où il est attendu les 17 et 18 mars. A Yaoundé, Tibor Nagy « discutera du rôle du Cameroun en tant que partenaire régional avec des représentants du gouvernement et rencontrera la société civile », a indiqué la diplomatie américaine.

Au menu des sujets brulants de la coopération entre Washington et Yaoundé, les échanges commerciaux, la paix et la sécurité, et la crise anglophone.

La visite de l’émissaire de Donald Trump intervient quelques mois après la réduction de l’aide militaire américaine au Cameroun, pour des soupçons de violations de droits de l’homme dans la gestion des crises sécuritaires.

« Nous avons des régulations très strictes sur la coopération militaire. Nous ne pouvons travailler avec des unités qui ont commis ou risquent de commettre des violations de droits humains », a confié le diplomate américain au cours d’une interview accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique et publiée ce 04 mars 2019.

Tybor Nagy se dit également préoccupé par les violences de la crise sécessionniste en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays. Alors que les combats entre forces de sécurité et groupes armés séparatistes y sont quasi-quotidien, celui qui a été adjoint de l’ambassadeur américain au Cameroun entre 1990 et 1993, estime que tout n’est pas fait pour juguler la crise.

Au cours de son interview avec le journal panafricain, le « monsieur Afrique » de la Maison Blanche a exprimé une « inquiétude sur la manière avec laquelle le gouvernement répond à la crise ». Ajoutant que « soit il (le Gouvernement camerounais) ne réalise pas la gravité de la situation, soit il décide de ne pas s’engager totalement dans la résolution de cette crise »

Une prosition qui marque de profondes divergences dans la gestion de ce dossier et dans les relations diplomatiques entre les deux pays. « Il y a des aspects très positifs dans notre relation avec le Cameroun. Malheureusement, elle est maintenant entièrement obscurcie par la crise anglophone », a-t-il conclu.

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