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Cameroun : Le MRC annonce de nouvelles manifestations le 13 avril 2019

Les manifestations du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), annoncées pour le 13 avril prochain, ont pour objectif pricipal de demander la libération du président du parti, Maurice Kamto et ses alliés, a-t-on appris ce lundi 1er avril 2019. 
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04/01/2019 - 23:02
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

« Nous allons demander avec force, la libération immédiate du Président Maurice Kamto nos alliés et militants », peut-on lire dans un communiqué signé du Secrétaire Général du MRC, ce lundi 1er avril 2019. Le parti de Maurice Kamto annonce ainsi l'organisation de manifestations publiques le samedi 13 avril prochain, à travers le pays. A cet effet, des déclarations de manifestations seront déposées auprès des autorités administratives dès le mardi 02 avril, a-t-on appris. 

Outre la demande de libération de leurs camarades, les partisans du MRC projettent de protester contre plusieurs questions d'ordre politique. Selon l'état major du parti, il sera question de « dénoncer la modification sélective du code électoral, en demandant encore une fois, la réforme consensuelle du Code Electoral avant tiutes consultations électorales ». Bien plus, le MRC entend « exiger l'organisation des Municipales avant les Régionales ». Mais également, dénoncer la mauvaise gestion des fonds alloués à l'organisation de la CAN 2019, finalementreportée à 2021 pour de nombreux retards dans les travaux. 

En rappel, des manifestations similaires avaient été organisées le 26 janvier dernier, à Yaoundé, Douala et Bafoussam, notamment. Arrivé deuxième à la Présidentielle d'Octobre 2018 (14% des suffrages), Maurice Kamto et des partisans contestaient essentiellement la réélection du Président Paul Biya (71,28% des suffrages). Des manifestaions interdites par le pouvoir et sévèrement réprimées par les forces de l'ordre. Environ 200 sympathisants du MRC, dont le leader Maurice Kamto et des cadres du parti, avaient été interpellées en marge des manifestations. 

Depuis, au moins 160 d'entre eux sont détenus à la Prison centrale de Yaoundé. Inculpés de « rebellion, insurrection et hostilité contre la patrie », leur procès est pendant devant le Tribunal Militaire de Yaoundé, où ils risquent jusqu'à la peine de mort. 

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