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Cameroun-Crise anglophone : Une vingtaine d’otages libérés par l’Armée à Kumba

Ils ont été kidnappés en matinée du 21 Janvier 2020, dans une école privée située dans le département de Mémé, région du Sud-Ouest. Selon les sources, Les séparatistes anglophones veulent   perturber le double scrutin du 9 Février 2020.
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01/22/2020 - 13:48
Florelle SATEU
Florelle SATEU
Journaliste
Cameroun-Crise anglophone : Une vingtaine d’otages libérés par l’Armée à Kumba

 

Les forces de défense et de sécurité ont réussi à libérer plus de 20 élèves kidnappés dans la matinée du 21 janvier 2020, dans une école privée à Kumba. Cette intervention de l’armée a permis la neutralisation de deux ravisseurs et la saisie d’un important stock d’armes, de munitions ainsi que de stupéfiants.
«Les élèves ont effectivement été libérés, deux sécessionnistes ont été neutralisés, des armes et des munitions saisies, ainsi que le chanvre indien», a déclaré à la presse le préfet de la Mémé, Chamberlain NTOU’OU NDONG.

En effet, le 7 Janvier 2020, les régions anglophones ont accueilli un contingent de 350 gendarmes. L’ordre a été donné par le Président Paul BIYA. Le but de cette haute sécurité est d’assurer la tenue effective du double scrutin, qui aura lieu le 9 Février 2020. A moins d’un mois de ces élections législatives et municipales, les ‘’ambazoniens’’ sont déterminés à poursuivent leurs exactions.  Malgré la promesse du chef de l’Etat de les « combattre », rien ne semble avoir changé. Dans ce climat, les membres du Social démocratique Font (SDF), sont les plus ciblés par les oppresseurs. Ils sont subséquemment victimes de kidnappings et des violences d’autres genres.  Toutefois, ce parti de l’opposition n’entend pas baisser les bras.  

Le Chairman Ni John FRU NDI promet y mener sa campagne dans l’optique de renouveler son élite politique. Dans ce sens Moustapha NGUANA, conseiller dudit parti affirme que : « mes collègues dans le Nord-Ouest sont dans une situation particulière. Mais ils sont nombreux à avoir décidé de ne pas céder à la terreur (…). La question qui se pose est de savoir si la République doit rester débout ou si elle doit céder face aux artisans de la terreur. On aurait souhaité que le contexte sécuritaire soit tout autre. Que les gens puissent exercer en toute liberté leur droit de vote ». Dans la même lancée, le régime en place ne compte pas céder à la pression.   « Les muscles de l’Etat se mettront en branle contre tous ceux qui tenteront d’empêcher les autres d’aller voter », annonçait le Ministre de l’Administration Territorial Paul ATANGA NJI. C’était le 13 Janvier 2020, lors de l'ouverture des travaux de la première conférence semestrielle des gouverneurs des régions, en prélude à ces élections couplées.

Tout compte fait, la présence des forces de défense dans ces régions en crise, assurera la sécurité et la bonne tenue de ce double scrutin. L’autorité administrative félicite ce corps armée pour son intervention efficace et rassure les populations qu’à l’approche des élections, toutes les mesures sont prises en vue de renforcer davantage la sécurité.

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