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Cameroun : « Aucune rançon n’a été payée » pour la libération de John Fru Ndi Selon Joshua

Osih, premier vice-président du Social Democratic Front (SDF), « aucune rançon n’a été payée » pour la libération du leader du parti, John Fru Ndi, pris en otage samedi dernier par de présumés sécessionnistes à Kumbo, puis relâché six heures plus tard 
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04/29/2019 - 20:59
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

« Le SDF tient à préciser qu’aucune rançon n’a été payée pour la libération du Chairman, Ni John Fru Ndi », a déclaré le premier vice-président du parti historique de l’opposition camerounaise, dans un communiqué rendu public ce dimanche, 28 avril 2019.

Joshua Osih indique également que le ‘’Chairman’’ a quitté Kumbo (région du Nord-Ouest) sans escorte quelconque des forces de défense et de sécurité, ni accompagnateur, comme le préconisait les autorités. Il a regagné sain et sauf, sa résidence de Ntarikon, dans la ville de Bamenda.

Opposant historique au Président Paul Biya John Fru Ndi avait été enlevé la veille, samedi, par de présumés séparatistes à Kumbo, dans le Nord-ouest. Le cortège du Président du SDF se rendait alors aux obsèques de l'honorable Joseph Banadzem, ancien président du groupe parlementaire de son parti à l’Assemblée nationale et décédé le samedi 30 mars 2019.

« J’ai été enlevé par un groupe d’individus, au niveau du Comprehensive High School de Kumbo. Ils ont reproché la participation de mon parti à l’Assemblée nationale et au Sénat. Ces individus ont une perception assez négative de la participation de mes parlementaires », a confié le leader du parti d’opposition, après sa libération.

« Durant sa captivité, les ravisseurs ont demandé que le Chairman prescrive aux élus du SDF de quitter les institutions républicaines », a précisé le communiqué du député Osih. Ajoutant que l’identité des ravisseurs demeure pour l’heure, inconnue. Même si, par défaut, le forfait est attribué aux groupes séparatistes en activité dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. John Fru Ndi a été relâché environ six heures après son enlèvement.

« Les forces sécessionnistes, des bandits de grand chemin et des milices installées par des pontes du régime y sont installés. Au grand désarroi des populations civiles qui vivent un drame insoutenable », a souligné le candidat malheureux à la Présidentielle du 07 octobre 2018.

Saisissant cette occasion pour appeler à l’organisation d’« un dialogue national inclusif pour sortir de cette crise aux multiples déflagrations ».

Opposant historique à Paul Biya, Fru Ndi a fondé le SDF en 1990. Il a été candidat à la présidentielle sous les couleurs de son parti en 1992, 2004 et 2011. Le Chairman avait renoncé à se présenter à la récente présidentielle. Laissant la voie au premier vice-président du parti, Joshua Osih. Crédité d’un score médiocre, Joshua Osih n’a pas pu empêcher la réélection du Président de la République, Paul Biya, avec 71% des suffrages.

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