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Médias : 3 mai, Le Cameroun a célébré la liberté de la presse

« Des esprits critiques pour des temps critiques : Le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ». C’est au tour de ce thème que ce sont retrouvés les hommes et femmes de medias ce 03 Mai  afin de commémorer la Journée mondiale de la liberté de la presse.
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05/04/2017 - 16:44
Christine MBENGONO
rédactrice Cameroun-online

Conférences, séminaires et débats ont alors été organisés depuis le Mardi 02 Mai autour du thème de la problématique centrale de cette édition : « Des esprits critiques pour des temps critiques : Le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ». La section camerounaise de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF) qui s’est réunie du côté  de  la Région de l’Ouest Cameroun à travers le salon de la presse régionale de l’Ouest, a dénoncé au cours des échanges les dérives de la presse et fustigé ce qu’elle a qualifié de « presse à gage » ou presse outil de chantage.   

Du côté de Douala, Alain Blaise BATONGUE, estimait que « le Journaliste doit contribuer à des changements positifs de la société ». Le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) a quant à lui, par la voix de Dénis KWEBO plaidé « pour la mise en place des règles pour assainir le milieu en place ». Tâche qui incombe selon lui aux « travailleurs des médias, à leurs employeurs et à l’Etat ».

Invité d’honneur à cette conférence, le président de la Fédération Africaine des Journalistes a relevé dans son rapport que des progrès sont enregistrés dans la plupart des pays en Afrique au sud du Sahara. Il a cependant exhorté les journalistes africains en général et camerounais en particulier de « veiller au respect de leurs droits »

Durant les échanges  les questions principales sur l’existence  de la liberté de la presse au Cameroun ont été soulevées et à ce sujet le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement précisait qu’aucun journaliste camerounais n’a été condamné pour « Délit de presse » mais toujours pour autres faits. (Cas Ahmed Abba)

Issa Tchiroma Bakary a par ailleurs ajouté que la prolifération des médias physiques et numériques dans le pays  est la preuve  selon lui, qu’il y a effectivité de la liberté de presse ; car « s’il fallait être regardant sur les conditions administratives de création d’organe de presse il n’existerait  pas plus de 2 médias sérieux sur toute l’étendue du territoire. »

Comme chaque année le prix Nobel de la presse est remis durant cette soirée du 03 mai par l’UNESCO. La directrice générale de cette institution, Irina Bokova a donc décerné « l’édition 2017 du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano à  Dawit Isaak, un journaliste érythréen emprisonné qui a été représenté par sa fille, Bethlem Isaak, au cours d’une cérémonie organisée par Joko Widodo, le Président indonésien ».

 

 

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