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Cameroun-Liberté d’expression : Un journaliste de plus derrière les barreaux

L’animateur et le chef de chaine d'Amplitude FM Martinez ZOGO, a été déféré à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé le 22 Janvier 2020 est poursuivi pour " chantage, cybercriminalité, et atteinte à la vie privée.
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01/23/2020 - 15:41
Florelle SATEU
Florelle SATEU
Journaliste
Cameroun-Liberté d’expression : Un journaliste de plus derrière les barreaux

Pourchassé pour « cybercriminalité, atteinte à la vie privée et chantage », le chef de chaine de la radio amplitude FM est en détention à la prison centrale de Kondengui, après une plainte déposée par L'épouse de Samuel MVONDO AYOLO le Ministre et directeur du cabinet civil de la présidence de la République. Il a été arrêté le 17 Janvier 2020, alors qu’il se rendait à la radio pour son émission matinale dénommée « Embouteillage ». Une émission où pour son promoteur, il était question de " tout déballer " sur la place publique. Une sorte d'arbre à palabres radiophonique.

Seulement, l'épouse de Samuel MVONDO AYOLO s'est dit injustement déshonorée par Martinez ZOGO. Aussi, a-t-elle saisi le procureur de la République du tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif, qui a demandé à toutes les unités de gendarmerie, d'arrêter Martinez ZOGO, et de le faire déférer. Chose faite depuis le 17 janvier à 09 heures, malgré la lettre d’excuse rédigé par ce dernier.

Après une première apparition devant les juges du tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif, le 21 janvier dernier, Martinez ZOGO a finalement été déféré le lendemain, à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui.

Me ANYOUNZOA, avocat au barreau du Cameroun explique que : « On peut le libérer soit sous caution, soit sous garant, et sa procédure suit son cours normal. Donc en fait, il peut passer en audience libre. Le procureur peut également le placer sous mandat de dépôt, en l’envoyant en prison peut-être parce que les charges sont suffisantes pour le faire. Il peut également décider de le renvoyer à l’unité d’enquête préliminaire, c’est-à-dire à la gendarmerie pour complément d’enquête. Car dans la même procédure, le patron d’amplitude FM est également recherché. C’est même lui le principal mis en cause »,

Pour rappel, depuis l’arrestation du présentateur du programme « Embouteillages » sur Amplitude FM, ses collègues manifestent un brin de compassion et de solidarité envers lui, à travers leur forte mobilisation. Les journalistes du Cameroun sont muselés depuis des années. Pour l’heure, d’aucuns ne peuvent pas déballer les tares qui minent la société camerounaise, dans la crainte de subir le même sort que Mimie MEFO d’équinoxe télévision, ou de Michel BIEM TONG d’hurinews.  

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