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Interview

Cameroun-Secteur du bois : Une grande possibilité d’insertion

Au cours de la 14e Edition du Zoom-métiers sur le secteur du bois, Gaston Wafeu, coordonnateur des programmes au Centre d’Orientation Scolaire, Universitaire et Professionnelle (COSUP) de Yaoundé a accordé une interview à votre rédaction. Il parle des éventualités d’insertions dans le domaine du...
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10/24/2019 - 16:20
Florelle SATEU
Florelle SATEU
Journaliste
Cameroun-Secteur du bois : Une grande possibilité d’insertion

 Il y’a plusieurs domaines qui méritent un intérêt particulier et il est dès lors capital de demander pourquoi avoir choisi exclusivement de zoomer sur le secteur du bois ?

Le secteur du bois est devenu une importante niche d’emplois, qu’il s’agit de la première ou de la deuxième transformation. En effet, la loi N°94/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forets, de la faune, de la flore et de la pêche en son article 71 alinéa 1 interdit l’exploitation des grumes, rendant ainsi obligatoire la transformation par l’industrie locale. Un tel programme permet dès lors de donner au public jeunes et moins jeunes des orientations sur la filière bois, sur les centres de formations professionnelles, sur les débouchés et autres.

 Quelles sont les opportunités d’emplois pour les jeunes qui s’exercent dans ce domaine ?

Les opportunités sont grandes. La plus importante c’est l’auto-emploi. Ils n’ont plus besoin de chercher un emploi salarié parce qu’ils savent palper le bois, le transformer et obtenir un objet directement vendable sur le marché.  Les professionnels qui sont là aujourd’hui ont expliqué lors de leur prise de parole qu’ils ne parviennent pas à couvrir les demandes sur le marché. Donc le secteur bois est générateur de diverses richesses.

 Pour être compétitif il faut avoir une formation de qualité. Quels sont dès lors les différentes écoles de formations professionnelles que vous recommandez aux jeunes qui veulent devenir des transformateurs de bois ?

Il existe plusieurs centres de formations agrées au Cameroun, avec lesquels nous sommes d’ailleurs en partenariat. Parmi lesquels, le Centre de Formation Professionnelle d’Excellence (CFPE) de Sangmélima, le Centre de Formation Professionnelle Don Bosco de Mimboman, et le Centre de Formation Technique Menuiserie du Monastère des Bénédictins du Mont Fébé.

Est-il possible à un ressortissant de l’enseignement général de suivre une formation professionnelle dans une filière comme la Menuiserie ?

Oui bien évidemment. Il existe des passerelles entre l’enseignement général et la formation professionnelle dans le domaine du bois. C’est d’ailleurs un des objectifs phare de cette rencontre. Nous voulons susciter aux apprenants de l’enseignement général, le désir de suivre une formation professionnelle en une filière bois, après l’obtention du BEPC ou du baccalauréat. Ne nous y trompons pas. L’enseignement général ne garantit aucun emploi. Il nous ouvre plutôt les portes vers diverses autres formations.  Il devient impératif de se professionnaliser afin d’être compétitif sur le marché.

 Suite aux différentes actions que vous menées, quelles sont les résultats attendus ?

L’accroissement des richesses du Cameroun, l’auto-emploi des jeunes et le développement exponentiel du secteur bois sont les résultats que nous attendons. Nous souhaitons que les jeunes, après ce Zoom-métiers découvrent des nouvelles occasions et qu’ils se lancent à grand pas dans le secteur du bois pour approfondir la formation. Ainsi, pourront-ils garantir un avenir meilleur et contribuer au développement du pays.

Plusieurs jeunes ont compris la nécessité de se tourner vers le secteur du bois et ont certainement déjà eu à monter des projets. Combien d’entre eux avez-vous déjà financé depuis la première édition jusqu’aujourd’hui ?

Nous rappelons que le COSUP est un organisme rattaché au ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP). Ainsi avons-nous pour but d’informer, d’orienter les jeunes pour une insertion socio-professionnelle réussie. C’est au PIAASI (Projet Intégré d’Appui aux Acteurs du Secteur Informel) que revient la charge d’apporter des fonds remboursables pour la réalisation des projets professionnelles. Mais à mon information, une centaine de jeunes ont déjà été accompagnés.

 Nombreux sont les acteurs du domaine qui s’indignent de l’informalité du secteur du bois. Que faites-vous pour le formaliser ?

Tout le monde est concerné par la formalisation du secteur du bois. Toutefois, Le gouvernement fait des efforts et il appartient au grand public de profiter des opportunités qui en sont offertes.  Les écoles spécialisées jouent aussi un rôle important dans cette lancée. Il n’y’aura plus que des amateurs mais aussi des professionnels bien formés dans le secteur du bois.  

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