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Gabon : la justice rejette une demande d’expertise médicale sur Ali Bongo

Le Tribunal de Première Instance de Libreville a rejeté la requête déposée fin mars par le collectif "Appel à agir", qui demandait une expertise médicale du président gabonais Ali Bongo Ondimba, pour déterminer sa capacité à exercer ses fonctions après son AVC en octobre 2018
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05/06/2019 - 16:32
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

 La requête « est irrecevable et il n’y a pas lieu à autoriser (les requérants) à assigner le Président de la République devant nous », a jugé le tribunal de première instance de Libreville. La juridiction a par ailleurs rappelé que seul le gouvernement ou à défaut les deux chambres du parlement peuvent saisir la Cour constitutionnelle en vue de constater « la vacance de la présidence de la République ou l’empêchement définitif de son titulaire ».

La demande avait été introduite le 28 mars dernier, par le collectif "Appel à agir", proche de l’opposition. La plateforme est composée de 10 personnalités politiques et de la société civile. Il s’agit de Placide Aubiang Nzeh, Noël Bertrand Boundzanga, Franck Ndjimbi, Nicolas Nguema, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Ange Kévin Nzigou, Marc Ona Essangui, Edgard Owono, Maxime Minault Zima et dame Elza Ritchuelle Boukandou.

Tous sont convaincus que le président gabonais n'est plus en mesure de gouverner. Réclamant « une expertise médicale sur Ali Bongo », après son accident vasculaire cérébral, le 24 Octobre 2018 qui l’aurait affaibli.

Aussi, avaient-ils appelé à la « désignation d’un médecin spécialiste en neurologie avec pour mission d’établir l’état de santé du président de la République gabonaise, Ali Bongo, et de définir précisément l’état des facultés physiques et mentales ainsi que sa capacité à exercer pleinement sa fonction de président de la République ».

Le collectif a dénoncé une décision arbitraire. « Cette décision de justice renforce notre doute sur la capacité d’Ali Bongo à encore assumer ses fonctions présidentielles », a réagi Marc Ona Essangui, opposant au régime de Libreville.

« Nous savions très bien qu'en posant cet acte, la justice allait rendre cette décision, tout simplement parce que ceux qui rendent la justice au Gabon sont sous le diktat du pouvoir en place », a-t-il ajouté.

En rappel, le Chef de l’Etat gabonais victime d’un accident vasculaire cérébral le 24 octobre dernier à Ryad en Arabie Saoudite, a passé plusieurs mois à Rabat au Maroc pour sa convalescence. Avant de retourner à Libreville le 23 mars 2019, soit cinq mois après son accident. Depuis, Ali Bongo fait face à une fronde de l’opposition qui dénonce un affaiblissement de ses capacités physiologiques et donc, son incapacité à gouverner.

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