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Crise Migratoire : L’Italie accuse la France d’appauvrir l’Afrique et demande des sanctions de l’UE

Le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, a demandé des sanctions contre tous les pays qui favorisent l’immigration. Accusant notamment la France « d’appauvrir l’Afrique » et d’aggraver la crise migratoire.
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01/22/2019 - 11:41
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online
Luigi Di Maio, ice-président du Conseil italien

Le torchon brule entre les dirigeants italiens issus de l’extrême-droite et le Gouvernement français. Après le soutien de certains leaders italiens au mouvement contestataires des « Gilets Jaunes », anti-Macron, de nouvelles déclarations hostiles au sujet de la crise des migrants, sont venues alimenter les tensions dipolomatiques entre les deux pays.

Crise migratoire, colonies et sanctions

« L’UE devrait sanctionner la France et tous les pays qui, comme la France, appauvrissent l’Afrique et font partir ces personnes [les migrants], parce que la place des Africains est en Afrique, pas au fond de la Méditerranée », a lancé le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, dimanche 20 janvier 2019.

Poursuivant, le chef politique du Mouvement 5 Etoiles a estimé que les flux migratoires incessants en direction du continent européen, sont dû au fait que « certains pays européens, la France en tête, n'ont jamais cessé de coloniser des dizaines de pays africains ».  

Très critique vis-à-vis du voisin français, le par ailleurs Ministre italien du développement économique soutient que le pays d’Emmanuel Macron exploite toujours ses anciennes colonies africaines. « Si la France n'avait pas les colonies africaines, parce que c'est ainsi qu'il faut les appeler, elle serait la 15e puissance économique mondiale alors qu'elle est parmi les premières grâce à ce qu'elle est en train de faire en Afrique », a lancé Luigi Di Maio.

L’ambassadrice d'Italie convoquée au Quai d’Orsay

Des propos polémiques pas du tout du gout des autorités françaises. En réaction, l'ambassadrice d'Italie en France, Teresa Castaldo, a été convoquée lundi au ministère français des Affaires étrangères, ce lundi 21 janvier pour s’expliquer sur les propos jugés « inacceptables et sans objet », du vice-président du Conseil italien.

Un nouvel épisode qui ne devrait compliquer davantage les tensions diplomatiques entre la France et l’Italie, depuis l’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite incarnée par Luigi Di Maio, et Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur, très ouvertement hostiles à Emmanuel Macron et son Gouvernement.

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