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Cameroun : 400.000 écoliers sans acte de naissance

D’après le Bureau National de l’Etat Civil (BUNEC), près de 400.000 élèves de l’Education de Base dans la région de l’Extrême-Nord ne possèdent pas d’acte de naissance.
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02/13/2019 - 14:58
lucien embom
Journaliste

Le constat a été fait au cours des descentes du BUNEC dans les établissements scolaires de la région de l’Extrême-Nord. Les parents songent à faire un acte de naissance à un enfant, quand ce dernier se retrouve au Cours Moyen Deuxième Année (CM2). Tout candidat au Certificat d’Etudes Primaires (CEP) ne peut se présenter à l’examen sans acte de naissance. Généralement, les chefs d’établissements accueillent les enfants sans exiger ce document.

Cette pratique s’explique par la faiblesse du taux de scolarisation à l’Extrême-Nord. Dans cette région du Cameroun, le taux de scolarisation dans l’enseignement primaire et maternel est de 50%. Dès que les enfants sont scolarisés, leurs parents trouvent que l’acte de naissance n’a plus d’importance. Selon l’UNICEF, l’enregistrement des naissances est une étape importante dans la protection des droits de l’enfant.

Chaque enfant a droit à un nom et à une nationalité, comme énoncé dans la Convention relative aux droits de l’enfant et d’autres traités internationaux. L’enregistrement des naissances est continu, permanent et universel. Il s’opère conformément aux exigences légales de chaque pays. L’enregistrement des naissances est incontournable dans le processus de reconnaissance l’existence juridique des enfants.

L’enregistrement des naissances protège les droits des enfants et s’assure, que toute violation de ces droits ne passe pas inaperçue. Veiller à l’enregistrement de chaque enfant est aussi une partie essentielle d’un système fonctionnel d’état civil. Ce qui est crucial pour une bonne planification économique et sociale. Retenons que certaines coutumes et pratiques constituent un obstacle à l’enregistrement des naissances.

 

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