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Cameroun : l’Etat veut réduire les coûts des travaux routiers

Des responsables du Ministère des Travaux Publics en conférence annuelle des services centraux et déconcentrés ouvert le 21 janvier 2019, réfléchissent sur des stratégies pour réduire les coûts des chantiers routiers au Cameroun.
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01/22/2019 - 16:14
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Selon des études de la Banque Mondiale, la construction des routes coûte plus cher au Cameroun, que dans les autres pays africains de niveau de développement comparable.  L’estimation d’une chaussée de 9 kilomètres à 45 milliards de FCFA, en août dernier, est un exemple récent du problème évoqué.

Une situation préoccupante qui fait l’objet de l’une des thématiques sur lesquelles débattent des cadres du Ministère des Travaux publics (Mintp), réunis en conférence annuelle des services centraux et déconcentrés depuis ce lundi, 21 janvier 2019, à l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics à Yaoundé. Des assises placées sous le thème : « Les nouveaux paradigmes et les innovations de l'entretien routier au Cameroun ».

Selon Emmanuel Nganou Djoumessi, Ministre des travaux publics, l’objectif principal est de simplifier les budgets relatifs aux constructions routières au Cameroun, tout en maintenant un niveau de qualité irréprochable aux travaux menés.

De la phase d’études jusqu’à la réalisation du marché, les acteurs de ce département ministériel formulent des stratégies. Pour Virginie Leukefack, Directrice Générale des études techniques, la maîtrise des coûts devrait passer par un suivi à la lettre du guide méthodologique de maturation des projets d’infrastructures en cour de validation au Mintp.

Elle propose également de faire une bonne estimation du coût prévisionnel des travaux. Ici par exemple, les prix unitaires devront découler des sous-détails élaborés et non plus des prix moyens pratiqués.

Le paiement dans les délais des travaux pourrait également contribuer à changer la donne. Il est aussi proposé la vérification de la maturité complète du projet avant le lancement, tel que préconisé par le décret du premier ministre du 21 juin 2018, régissant le processus de maturation des projets d’investissements publics.

Il s’agit également tout au long de ses assises pour le Mintp, d’exprimer la volonté du Gouvernement quant au transfert des compétences aux mairies dans l’entretien des axes routiers. Désormais, un linéaire de 100 000 Km relève de la compétence des communes.

 

Valère WEDA, Stagiaire

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