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Est Cameroun – Pourquoi sa musique peine-t-elle désormais à faire entendre sa voix ?

Depuis quelques temps, l’univers musical de la partie Orientale du Cameroun a du mal à révéler de nouveaux talents. A cet effet, Cameroun-online s'interroge : pourquoi la musique de ce côté-là du pays, peine-t-elle désormais à faire entendre sa voix ?
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05/15/2019 - 18:40
Christine MBENGONO
Redactrice en chef

Le cri dit de la forêt que poussait il y a près d’une vingtaine d’années Justine Nibala, chanteuse, polyphoniste pygmée de l’orchestre « Patengué » avait, à coup sûr, sonné une nouvelle ère de gloire pour la musique de l’alors « province » de l’Est du Cameroun. Une ère de gloire qui aura vu la musique de l’Est par ses sonorités, rythmes et danses, rayonner et marquer à travers des artistes tels « Rantamplan », « JR Mpande» , « Mpande Star » ou des groupes tels le « patengué » qui lui remporta de nombreux prix dont celui de l’originalité en 1997, du meilleur titre et du meilleur groupe de l’année 2018 ou encore le groupe « Baka Bantou ».

Un potentiel culturel et musical mis en exergue ces dernières années par le groupe « Shawala International » grâce à ses titres à succès « Cadre », « Zing » ou plus récemment « oongoulie ». Ces groupes, porte-étendards de la culture musicale de cette partie du pays semblent malheureusement être les seuls à continuer à lutter pour le rayonnement de la musique qui vient de l’Est.

Absence de matière et de talent ? Certainement pas.

De toute évidence, davantage absence d’un encadrement sérieux et professionnel de ces jeunes talents très, sinon trop vite satisfaits d’entendre leurs chansons (très souvent non protégées), sur les seules chaînes de radio locales et d’être invités à prester au cours de cérémonies organisées dans la région.

Aussi, faut dire que dans l’environnement un peu modernisé des rythmes et percussions, la musique provenant de cette partie du Cameroun, jouit d’une mauvaise réputation, car qualifiée de trop traditionnelle ou de bannière d’une ère révolue et donc, ne s’adaptant pas rapidement aux nouveaux codes.

Et si, c’était justement ce côté pur et traditionnel là qu’il fallait ajouter à tout ce qui se fait déjà pour enfin voir éclore ce que les spécialistes appelleraient définitivement LA Musique Camerounaise

   ©Rolande AGONG

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