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Cameroun- Culture : Toute une journée Instituée pour commémorer l’identité africaine

L’action est de l’UNESCO, qui a décidé de consacrer chaque 24 Janvier de l’année à la commémoration de la journée mondiale de la culture africaine.
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11/07/2019 - 12:33
Christian-ESSIMI
Christian ESSIMI
Rédacteur web
Cameroun- Culture :  Toute une journée Instituée pour commémorer l’identité africaine

Le 24 Janvier est la date retenue pour la célébration des manifestations et autres festivités liée à la journée mondiale de la culture africaine et afro-descendant. Le long parcours de combattant démarre en 2006 à Adiss Abeba en Éthiopie, par la signature de la charte de la renaissance africaine par les chefs d'État africain, ensuite la phase de ratification est arrivée. Le togolais John AYITE DOSSAVI fondateur du réseau africain des promoteurs d'évènements culturels (RAPEC)se saisi de ce traité et appuyé par une des recommandation forte issue du premier congrès panafricain sur la place de la culture africaine dans le développement de l'Afrique, pour mettre sur pied une Campagne internationale en faveur de la journée mondiale de la culture africaine et afro-descendant. Des équipes pour sensibiliser les africain de par l'Afrique et par le monde sont mises sur pied.

En Afrique Centrale et au Cameroun en particulier, la lourde tâche a été confiée à sa majesté ESSOMBEY NDAMBWE NESS Ruben, roi de Sodiko.  Ce dernier portera le plaidoyer auprès de ses pairs chefs et autres responsables étatiques. Cette journée est célébrée dans le village Bojongo à Douala en 2017 ensuite l'année suivante ce fuit autour de l'amicale des chefferies de Yaoundé 3 d'organiser des manifestations et l'année dernière elle n'a pas été commémorée, suite à la guerre contre Boko Haram.

De son côté le Togo avec le soutien de certains pays comme l'Afrique du sud porte le projet à L'UNESCO et le 24 septembre 2019 la réunion préparatoire du comité exécutif valide le projet institution une journée, et le 15 Octobre 2019, ce comité exécutif adopte définitivement cette idée de célébrer la culture africaine le temps d'une journée. Pour Laurentine Assiga présidente du réseau des journalistes culturels, « c'est un juste retour à la normale parce qu'on ne peut pas se lever chaque jour et dire oui l'Afrique est le berceau de l'humanité et lui nier certains avantages. Maintenant s’ils se sont arrêtés un moment pour célébrer la journée de la culture africaine, d'autant plus que ce qui remonte à l'égyptologie avec ses corollaires quand on sait que les plus grandes civilisations viennent d'Afrique et que cela s'est répandue dans le monde, donc renier ça à l'Afrique, renier cette paternité à L'Afrique était un crime de notre point de vue. »

Aujourd'hui que les africains ont onction des institutions internationales ils se doivent impérativement de cesser toute formes de victimisation, d'apitoiement sur soi et autres jérémiades qui sont devenus le lot quotidien de certains, suite au génocide culturel et patrimoniale donc l'Afrique a connu pendant la colonisation, en posant des actes forts symboliques, en cessant de s’occidentaliser. Ainsi, chaque État est libre de concevoir la célébration de cette journée chez lui. Selon sa majesté Essombey Ness Ruben l'idée est de célébrer cet événement de manière différentes : « En demandant à chacun là où il est de poser un acte ou un geste en faveur de la culture africaine. C'est à dire que chacun là où il est, vague normalement à ses occupations, en posant un acte de culture que les élèves aillent à l'école et les travailleurs s'habillent ce jour en tenue traditionnelle, les restaurateurs proposent des mets traditionnels, les médias audiovisuels proposent des programmes en langues maternelles par exemple. » De plus, le comité d'organisation en place au Cameroun envisage organiser un jeu symbolique qui consiste en ce que le 24 Janvier 2020, entre 11h et 13h chacun là où il se trouve fasse une photo et la poste sur la page Facebook créée pour l'occasion afin d'impacter d'avantage les esprits et ancrée cette journée dans les consciences.

Thierry EDZEGUE envoyé spécial à Douala

 

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