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Sécurité : Face aux enlèvements, Paul Biya prescrit vigilance et fermeté aux forces de sécurité

Au cours de la sortie solennelle de la 36ème Promotion de l’Ecole Militaire Interarmées (EMIA), ce vendredi 18 janvier 2019, le Chef de l’Etat a de nouveau prescrit vigilance et fermeté aux forces de défense camerounaises, y compris dans la région de l’Adamaoua où plusieurs enlèvements contre...
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01/18/2019 - 18:49
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

La situation sécuritaire au Cameroun est toujours préoccupante. De fait, le discours du Chef de l’Etat, Paul Biya, aux officiers issus de la 36ème promotion de l’EMIA ce vendredi 18 janvier 2019, a été fortement marqué par l’impératif de juguler les menaces sécuritaires et préserver l’intégrité du territoire.

Au rang des menaces sécuritaires évoquées par le Chef des Armées, est celle qui prévaut dans la région de l’Adamaoua, dans le nord du pays. « Nos populations et tout particulièrement les éleveurs, y sont victimes de groupes criminels spécialisés dans les enlèvements, avec demandes de rançons », a constaté le Président de la République. Annonçant avoir donné « des instructions fermes » aux Forces de Défense et de Sécurité, afin de « mettre un terme à ces agissements répréhensibles ».

De sources concordantes indique une prolifération des armes légères dans la région, notamment, depuis le début des attaques du groupe terroriste Boko Haram dans la partie septentrionale du pays en 2014 et l’incursion des rebelles centrafricains à l’Est.

« Dans les centres urbains, la criminalité se traduit par des agressions dans les domiciles et sur la voie publique, par des malfrats munis d’armes de guerre et d’armes blanches », indiquaitn fin décembre, le Gouverneur de la Région de l’Adamaoua, Kildadi Tguiéké Boukar, au quotidien public Cameroon Tribune.  « La criminalité rurale est marquée par le vol de bétail. Elles se manifeste aussi par l’enlèvements des éleveurs et de membres de leur famille », poursuit l’autorité administrative. Précisant que « leur libération est conditionnée par le versement de fortes rançons »

De sources médiatiques, au moins 2 milliards de rançon ont été payées au cours de la seule année 2018. Alors qu’un rapport de la Banque Mondiale indiquait début septembre 2018 que les pertes des éleveurs s’élevaient à plus de 3 milliards de FCFA depuis 2013. Selon un autre rapport d'une association d'éléveurs de la région, 311 cas de kidnapping ont étéenregistrés sur la période 2015 - 2018. Au moins 70 otages ont été exécutés par leurs ravisseurs, indique le raport.

Face à cette situation d’insécurité grandissante pour les populations, les forces de sécurité organisent la riposte. Au moins 14 cas d’affrontements entre soldats et malfrats ont été enregistrées en 2018. 12 malfrats ont été neutralisés et une soixante appréhendés et mis à la disposition de la justice. Bien plus, près de 600 bœufs et des dizaines de moutons ont pu être récupéré, apprend-on.

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