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Cameroun : Maurice Kamto incarcéré à la prison de Kondengui

Le Président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, principal parti d’opposition, Maurice Kamto, a été inculpé de "rébellion" et "insurrection" par le Tribual Militaire de Yaoundé.
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02/14/2019 - 10:15
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Le Tribunal Militaire de Yaoundé a, dans la nuit de mardi à mercredi, décidé de placer le leader de l’opposition camerounaise, Maurice Kamto, sous mandat de dépôt à la prison principale de Kondengui, en attendant son procès. Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a été inculpé de « rébellion, insurrection » et « hostilité contre la patrie », a-t-on appris, de sources judiciaires.  

Au moins 28 autres partisans du MRC ont été transférés dans un pénitencier dans la nuit de mardi à mercredi. Des incarcérations qui surviennent après une période de deux semaines de garde à vue. Alors que Maurice Kamto était en garde à vue au Groupement Spécial d’Opérations (GSO) de la police camerounaise à Yaoundé, d’autres cadres du parti tels que Penda Ekoka ou encore le Pr. Alain Fogue étaient retenus au Secrétariat d’Etat à la Défense.

Plus de 200 personnes ont comparu devant le Tribunal militaire. Ceux qui n’ont pas été inculpés dans la nuit de mardi à mercredi, devaient être entendues dans la journée de mercredi, selon Me Simh, membre du collectif d’avocats du MRC.  

La plupart avaient été arrêtés le 28 janvier dernier, au lendemain de manifestations organisées dans quelques villes du pays pour protester contre la fraude électorale, la corruption ou encore la gestion de la crise anglophone par le régime de Yaoundé.

Arrivé deuxième à l’élection présidentielle de 2018, l’opposant camerounais clame toujours sa victoire et appelle ses partisans à manifester contre ce qu’il qualifie de « hold-up électoral ».

Des manifestations interdites par les autorités administratives et sévèrement réprimées par les forces de l’ordre. Au total, au moins 200 personnes ont été interpellées, en marge de ces manifestations.

Le même jour, l’ambassade du Cameroun à Paris avaient été saccagée par des activistes de la diaspora, considérés proches du MRC par les autorités. Des actes graves, condamnés par le Gouvernement.

Le ministre de l'Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, avait indiqué au cours d’un point de presse, que le MRC avait « franchi la ligne rouge et débordé le seuil de tolérance ».

Après l’arrestation de leur leader et de leurs partisans, les responsables du MRC ont décidé d’annuler d’autres manifestations, prévues début février, afin d’apaiser le climat de tension.

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