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Cameroun : Maurice Kamto et des cadres du MRC arrêtés

Le Président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, des cadres et alliés du Parti, ainsi que plusieurs militants ont été interpellés par les forces de l’ordre dans la nuit de ce lundi, 28 janvier 2019, à Douala.
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01/29/2019 - 11:30
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Selon un communiqué du Directoire du MRC, des éléments des forces de sécurité camerounaises ont procédé à « l’arrestation de Maurice Kamto », ce lundi à Douala. D’après des témoins sur place, c’est vers 19h30 que les forces de l’ordres ont fait irruption au domicile d’un cadre de la coalition autour du MRC, Albert Dzongang, où se trouvait Maurice Kamto, ainsi que Christian Penda Ekoka, autre cadre du Parti.

Outre le Président du MRC, Penda Ekoka, Albert Ndzongang et plusieurs autres militants auraient également été embarqués par les forces de sécurité. Autre figure du Parti interpellée lundi soir, Célestin Ndjamen qui se trouvait lui, à l’hôpital Général de Douala, où il suivait des soins, après avoir été blessé le 26 janvier au cours d’une manifestation organisée par le MRC à Douala.

De sources médiatiques concordantes, les personnes interpellées à Douala ont été conduites à la Direction Régionale de la Police Judiciaire du Littoral. Ils auraient été transférés de nuit, vers Yaoundé, où ils seraient actuellement entendus à la Direction de la Police Judiciaire du Centre.

Selon le MRC, les personnes arrêtées sont accusées « d’insurrection et de destruction des biens ». De présumées accusations, probablement en rapport avec les manifestations de protestation organisées par le MRC le samedi 26 janvier dernier dans certaines villes, dont Yaoundé, Douala et Bafoussam.

Des marches pacifiques pour dénoncer le « hold-up électoral, le retrait de la Can 2019 au Cameroun, la situation dans les régions anglophones et la corruption ».  Interdites par les autorités administratives, elles ont finalement tourné en affrontements entre forces de l’ordre et militants du parti d’opposition arrivé 2ème lors de la récente élection Présidentielle.

En réaction, le ministre de l'Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, avait indiqué au cours d’un point de presse, samedi, que le MRC avait « franchi la ligne rouge et débordé le seuil de tolérance ». Menaçant le Parti d’opposition de suspension provisoire ou définitive. Les arrestations de ce lundi soir, s’inscrivent, semblent-ils, dans la même logique de mise en garde des cadres du MRC.

De son côté, le Directoire du MRC a condamné ces « interpellations politiques injustifiées et au demeurant annoncées, dont le but inavoué est de décapiter le MRC et sa coalition gagnante autour de Maurice Kamto ». Tout en appelant ses militants et sympathisants à « rester calmes et attentifs aux instructions du directoire national » du parti.

Pour l’heure, aucun motif ou chefs d’accusation n’a été avancé officiellement par les autorités.  

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