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Cameroun : Libération de 17 militants du MRC interpellés mardi

Les 17 sympathisans du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) avaient été interpellés ce mardi 09 avril, en marge de manifestations aux abords du Palais de Justice, consécutives au verdict confirmant en appel, le rejet de la demande de libération de l'opposant Maurice Kamto et 6 autres...
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04/10/2019 - 17:34
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online
Des militants du MRC, devant la Cour d'Appel du Centre, mardi 09 avril 2019

Au moins 17 militants interpellés mardi aux abords du Palais de Justice à Yaoundé, ont été libérés, après avoir été entendus par la Police. « Les personnes interpellées sont en train d’être fichées. Le commissaire Handy (du Commissariat central numéro 1, Ndlr) nous a dit qu’il devait d’abord s’en référer à la hiérarchie avant que les auditions ne commencent s’il y a lieu. Il nous a demandé de repasser », avait indiqué mardi, Me Hyppolite Meli, Membre du collectif des avocats de Maurice Kamto et ses alliés, cité par Jeune Afrique.

Les sympathisants du MRC s'étaient massés autour du Palais de Justice où leur leader et 06 co-accusés devaient comparaitre à huis clos, dans le jugement en appel, de leur requete de libération provisoire. Mais l'accès à la salle d'audience leur a été refusé. Un important dispositif sécuritaire les a tenu à l'écart de la Cour d'Apell du Centre. 

« Tous nos militants ont été empêchés d’entrer dans la salle d’audience qui était pourtant pleine à craquer. Ils l’ont rempli de militaires en civil et d’autres individus, juste pour nous empêcher d’y prendre part », a confié Christopher Ndong, secrétaire général du MRC, au magazine panafricain. 

La confirmation du rejet de la demande de libération Provisoire du Président du MRC et ses alliés politiques a donné lieu à des manifestations devant la Cour d'Appel du Centre et le Musée National, situé à quelques mètres. Les slogans et appels à la libération du leader de l'opposition ont conduit à l'interpellation d'au moins 17 personnes par les forces de maintien de l'ordre. 

En rappel, Maurice Kamto et ses co-accusés ont refusé de se présenter au tribunal. Dénonçant « une parodie de justice », leurs avocats ont vivement protesté contre un procès à huis-clos. Tout au long de la procédure, la Défense a demandé que les audiences soient publiques. Une requete à laquelle la justice a opposé un refus catégorique, craigant que le tribunal soit transformé en arène politique, antivipant des débordements des militants du MRC. 

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