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Cameroun – Libération de la journaliste Mimi Mefo : Le SNJC lève le boycott des activités gouvernementales

Le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC), a annoncé la levée du mot d’ordre de boycott des activités gouvernementales, après la libération de la rédactrice-en-chef adjointe d’Equinoxe Télévision, Mimi Mefo, ce samedi 10 novembre 2018
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11/12/2018 - 15:25
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

La levée d’écrou du chef desk anglophone d’Equinoxe Télévision a été vécue comme un soulagement par l'ensemble de la corporation des hommes et femmes de médias. Une libération survenue samedi dernier, alors que Mimi Mefo était Incarcérée à la prison centrale de New-Bell à Douala depuis le 07 novembre, pour « propagation de fausses nouvelles et outrage aux corps constitués et aux fonctionnaires ».

Immédiatement après sa libération par la justice, le Bureau Exécutif National du SNJC s’est réuni. Occasion pour le syndicat de « remercier les autorités camerounaises pour leur compréhension », en répondant à l'appel qu'il avait lancé le 8 novembre, « pour l'apaisement des rapports entre les journalistes et les institutions de la République. » 

Dans la foulée, le SNJC a annoncé la levée du mot d’ordre de boycott des activités du Gouvernement. Initialement prévu pour durer 10 jours, à compter de ce lundi 12 novembre. Dans le but d’exprimer la protestation des hommes de médias à l’arrestation de la journaliste.

Le syndicat en a également profité pour « remercier   le collège d'avocats qui ne cesse de grossir chaque jour, pour leur dévouement, leur bénévolat et leur acharnement à cette cause qui a abouti à une première victoire, celle de la libération de notre camarade, collègue et consœur ».

Désormais, l’heure est à l’organisation de la défense de Mimi Mefo devant la juridiction militaire. Pour mémoire, la journaliste en service à 2quinoxe Télévision, avait, dans un Tweet le 30 octobre, affirmé que les soldats camerounais étaient à l’origine de l’assassinat du missionnaire américain, Charles Wesco, près de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, où s’affrontent milices séparatistes et armée régulière. Une thèse rejetée en bloc par le Gouvernement pour qui, les responsables sont les « terroristes » qui sévissent dans la région.

Le 8 novembre dernier, le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary, s’est exprimé sur la mise en détention provisoire de Mimi Mefo Takombo.  Le porte-parole du gouvernement a fermement condamné les propos de la journaliste : « les propos de madame Mimi Takombou, en plus d’altérer la réalité des faits et de répandre des contrevérités manifestes, ne manquent pas de jeter un discrédit sur nos forces de défense, fortement préjudiciable au moral des troupes, alors qu’elles mènent un combat loyal et légal contre des hordes criminelles mues par un dessein sécessionnistes » affirme le ministre. Selon lui, les balles provenaient d’une arme calibre 12 utilisée par les terroristes du Nord et Sud-ouest du pays.

L’arrestation de la journaliste a suscité moults protestations, notamment dans les rangs des hommes de médias et de nombreux autres activistes de la société civile. Sur les réseaux sociaux, le mouvement « libérez Mimi Mefo » est né et est devenu viral.

Notons cependant que, même si la journaliste a été relâchée, elle comparait néanmoins dès ce le lundi 12 novembre devant le tribunal militaire du littoral.

 

Florelle SATEU, stagiaire

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