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Cameroun- Enseignement Supérieur : Malaise à l’Université de Douala

Le personnel d’appui de l’Université de Douala est en Grève depuis le 11 Juin 2019. Il réclame une meilleure revalorisation de leurs conditions humaines et professionnelles.
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06/12/2019 - 13:26
Christian-ESSIMI
Christian ESSIMI
Rédacteur web
Cameroun- Enseignement Supérieur : Malaise à l’Université de Douala

 

Connu pour être tendu depuis des longs mois déjà, le climat de travail s’est considérablement dégradé ces derniers jours, entre le recteur de l’Université de Douala et le personnel d’appui de son institution. Les nombreuses tentatives de concertations entre François Xavier ETOA et les membres du Syndicat National des Personnels d’Appui et les Délégués des Personnels d’Appui de l’Université de Douala (SYNAPAUC), resteront insatisfaisantes. Conséquence, l’appel à grève lancé par le Bureau régional pour le Littoral, du Syndicat National des Personnels d’Appui et les Délégués des Personnels d’Appui de l’Université de Douala est mis en application depuis le 11 Juin 2019.

En réponse à ce mouvement d’humeur, François Xavier ETOA, recteur de l’Université de Douala, a commis un communiqué le 10 Juin 2019 en ces termes: « certains personnels engagés dans des postures politiciennes, sous le couvert du syndicalisme et des activités y relatives, continuent des manœuvres de déstabilisation des institutions de la République.
 Par conséquent, toute attitude susceptible de perturber la complétion des enseignements et des évaluations y afférentes est consubstantielle à la faute lourde. Le cas échéant, l’institution tirera en rigueur, toutes les conséquences à l’encontre des concernés ».

La réaction syndicale ne se fera pas attendre. Dans le journal de la grève rendu public le 10 Juin 2019 par le SYNAPAUC, il est dit ce qui suit : « Aucun mot ne saurait qualifier la réaction du recteur durant sa rencontre avec des syndicalistes ce jour (10 juin Ndlr). Et pourtant le briefing avec le secrétaire général semblait bien parti. Ce dernier a essayé de comprendre les motifs de la relance de la grève des personnels d’appui […]. Cependant, la concertation avec le recteur de l’Université de Douala et sa suite a été insatisfaisante. »  

Personne n’attend donc lâcher prise. Surtout qu’en ce moment, le personnel en grève n’en est pas à sa première expérience. En Mars 2019 déjà, il s’était mobilisé pour dire tout haut leur mécontentement, face au traitement décevant qui leur est réservé depuis des années. Des résolutions prises, pour l’amélioration des conditions de leur travail resteront jusqu’à ce jour, d’application incertaine.

 Pour cet autre mouvement d’humeur, cinq points sont principalement visés. Il s’agit de :  L’application de l’article 23 du décret présidentiel de 2011, portant sur certains avantages pouvant être accordés au personnel d’appui des universités d’Etat, le respect des engagements pris par l’administration en date du 05 mars 2019. Engagements qui prévoyaient la prise en compte des réclamations des personnels d’appui de l’université à savoir l’ajustement du Salaire minimum inter – professionnel garanti (Smig) suivant le décret du Premier ministre du 24 juillet 2014, sous un délai de trois mois. Promesses toujours pas tenues, trois mois plus tard. D’où la « relance du mot d’ordre de grève », décidée au cours d’une assemblée générale du syndicat, le 06 juin dernier.  Le climat social délétère et l’absence de dialogue, la rétention de certains droits du personnel à l’agence comptable (cotisations syndicales retenues à la source, allocations familiales débloquées par la CNPS), et les conditions d’application du décret du 24 novembre 1993.

Toutefois, le cas de l’Université de Douala n’est pas isolé. La décennie qui s’achève a régulièrement été marquée par des mouvements de ce type au sein des universités d’Etat. Et à chaque fois, les mêmes reproches sont formulés. Des personnels exploités, peu revalorisés, qui peinent à faire entendre leur voix dans un système résolument tourné vers d’autres priorités qui échappent d’ailleurs, à la vigilance de la majorité. Les jours à venir s’annoncent encore bien difficiles au sein de ces institutions universitaires.

 

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