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CRISE ANGLOPHONE : Paul Biya ne veut d’aucune ingérence !

Lejeune MBELLA MBELLA présentait au corps diplomatique accrédité au Cameroun, la version officielle de la situation dans les Régions anglophones. Un prétexte, pour marteler la position du Gouvernement Camerounais en faveur d’une résolution en interne de la crise.
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05/29/2019 - 17:20
Rolande-AGONG
Rolande AGONG
Rédactrice web
CRISE ANGLOPHONE : Paul Biya ne veut d’aucune ingérence !

La crise dans les Régions anglophones a sombré dans l’enlisement. De nombreux observateurs nationaux et internationaux trouvent désormais improbable la résolution en interne de cette crise. Le Gouvernement camerounais pour sa part en est certain, la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est soutenue et alimentée par des « forces tapies dans l’ombre ». Une position renforcée soutient-il, par des chiffres produits par des Organisations Non-Gouvernementales, sur la situation dans les régions en crise. « Le Gouvernement en appelle donc, une fois de plus, au sérieux, à l’objectivité et au sens de responsabilité de nos partenaires humanitaires, qu’il s’agisse de Human Rights Watch ou des autres, dans leur appréciation des faits et de nos réalités, mais davantage, pour une meilleure compréhension et une prise en compte judicieuse de nos enjeux du moment, ainsi que de nos impératifs fondamentaux d’unité, de paix et de cohésion sociale, s’ils entendent rester crédibles à nos yeux et préserver leur relation avec le Cameroun » Déclarait déjà le Ministre De La Communication René Emmanuel Sadi, en avril dernier, en réponse à la publication du Rapport 2019 de l’ONG Human Rigths Watch.

La teneur de la convocation par Lejeune Mbella Mbella , Ministre des Relations Extérieures, le 28 Mai dernier, des Chefs de Missions diplomatiques accrédités à Yaoundé, martèle la position du Cameroun. Paul Biya compte bien sur ses partenaires internationaux pour ramener la stabilité dans les zones en crise, mais ne tolèrera de ceux-ci aucune ingérence. Le chef de la diplomatie Camerounaise a relevé à son tour pour le décrier, la publication par certaines ONG de chiffres inexactes selon les statistiques officielles : « S’agissant de la situation dépeinte par certaines ONG comme crise humanitaire majeure et faisant état de ce qu’il y aurait actuellement plus de 4.300.000 personnes déplacés internes dans les deux régions concernées, je tiens à relever que ces chiffres ne reflètent aucunement la réalité sur le terrain ».

Outre la lutte contre Boko Haram et les sécessionnistes dans les Régions anglophones, le Gouvernement de Paul Biya semble faire face à un autre défi. Celui de convaincre ses partenaires historiques et/ou économiques de continuer à l’accompagner dans ce qu’il a lui-même appelé « La marche vers l’émergence du Cameroun ». Un idéal loin d’être atteint, au regard de la situation économique du pays. Des projets d’industrialisation et de modernisation qui tardent à venir, le chômage des jeunes et la pauvreté qui semblent ici les choses les mieux partagées, et cette grogne, de plus en plus pressante des Camerounais d’en bas, inquiets de leur devenir et de l’avenir de leurs enfants.

Seulement, Paul BIYA croit encore pouvoir redresser sa barque et la mener à bon port. Les partenaires internationaux se sont vu invités, à l’occasion de cette convocation du corps diplomatique, à éviter de se positionner en ennemis du Gouvernement Camerounais. Et l’implication des partenaires, le Gouvernement BIYA la voit davantage, l’a relevé Lejeune Mbella Mbella, dans « l’assèchement des sources de financement qui sont envoyées à partir de leur territoire par les sécessionnistes qui y résident ».

 

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