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A la veille des fêtes de Noël et de nouvel an, les commerçants augmentent les prix des articles dans le but d’accroitre les bénéfices.

Le marché de Mvog-Mbi grouille de monde ce 12 Novembre 2021, malgré les pluies qui se sont abattues dans la nuit. C’est dans un atmosphère de fraicheur, que les vendeurs de vêtements accostent les potentiels clients. « Moins chère la mère, vêtements en solde ici, habillons-nous vivant … » lancent-ils de part et d’autre pour attirer l’attention. Cependant, c’est en visitant les hangars que l’on découvre ce qui se cache derrière cette belle attirance. Les costumes, les robes pour enfants etc…qui coutaient environ 10 000 FCFA il y’a de cela quelques mois, sont devenus deux fois plus chère. Fabrice, un ancien vendeur explique les raisons de cette hausse de prix : « Nous sommes à la veille des fêtes et nous optons pour des produits de qualité. Nos vêtements proviennent de la Turquie et de la Chine ; J’envoie l’argent et ils expédient la marchandise soit par bateau soit par avion. Je paye une fois de plus les frais de douane. De plus, pendant cette période les fournisseurs augmentent les prix des articles, et c’est suite à tout ceci que j’augmente les prix afin d’avoir ma part de gain ».  

Contrairement à Fabrice qui vend des vêtements-boutiques, Roméo est spécialisé dans la friperie, dont les prix sont abordables pour tout le monde. « Lors de l’achat de ces vêtements je n’ai pas de sélection particulière. J’achète le ballot à 50mil et dedans il y a des vêtements hommes et femmes. Les prix varient généralement entre 500 et 1000 FCFA. Cependant, je ne manque pas d’occasion pour augmenter légèrement les prix au déballage, parce que d’aucuns y trouvent leurs vêtements de fête » explique-t-il.

En effet, les personnes les mieux avisées, préparent leurs fêtes de fin d’année et de nouvel an 2 mois avant. Solange, mère de 5 enfants n’est jamais confrontée aux problèmes de hausse de prix : « j’ai acheté les vêtements des enfants en début octobre et aujourd’hui je suis en paix. Si c’est déjà fort comme çà en novembre çà veut dire que décembre sera grave. En tout cas çà ne me concerne plus », se réjouit-elle.

L’augmentation des prix de vêtements à la veille des fêtes de noël et de nouvel ne date pas d’aujourd’hui. Toutefois les parents trouvent des stratégies pour combler de joie leurs progéniture. Avec l’avènement du coronavirus, d’aucuns manquent de ressources financières pour organiser les festivités.

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Par Ariane D’avila Ekoto, Stagiaire

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