Le bilan officiel avait fait état de quelque 80 morts après le déraillement d’un train le matin du 21 octobre 2016 à l’entrée de la gare d’Eseka.

La mémoire collective au Cameroun retiendra à jamais la journée du 21 octobre 2016 et du train 152 de la Camrail, la compagnie de transport ferroviaire. Un vendredi endeuillé par le déraillement d’un train.

 A Eseka, petite ville à une centaine de kilomètres à l’Est de Yaoundé, un train de 16 wagons – près du double de sa longueur habituelle -, entre comme un diable dans la petite gare. Les témoins se rappellent encore de sa vitesse anormalement élevée et la minute d’après, des wagons virevoltaient dans les airs. 80 morts et plus de 550 blessés seront enregistrés plus tard.

Cause indirecte de cette catastrophe, l’effondrement d’une buse sur l’axe lourd Douala-Yaoundé qui a provoqué la rupture du trafic sur cette stratégique entre les deux plus importantes villes du pays. Les usagers se sont rués sur le chemin de fer en ce début de week-end, amenant la compagnie à doubler ses wagons sur le train. Le résultat a été une catastrophe. La Camrail sera mise en cause par les enquêtes et trainée en justice par les proches des victimes.

Trois ans plus tard, le président de la République fera débloquer plus d’un milliard FCFA qui seront distribués en monnaie de singe aux victimes et ayants droit.

Depuis lors, la Camrail n’a pas repris le transport des passagers, vis Inter City, sur l’axe ferroviaire Douala-Yaoundé.

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