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143, rue 1695 Ngousso Hopital général, Face EIforce. BP 14674, Yaoundé, Cameroun

disponible 24/ 7.

Ces
chiffres sont le résultat d’une enquête menée par l’Organisation Mondiale de la
Santé.

Depuis des années, les
hôpitaux camerounais et les erreurs médicales entretiennent une relation
incestueuse. On se souvient notamment de l’histoire de ces nombreuses personnes
devenues définitivement infirmes à la suite de l’injection d’un médicament
contre le paludisme appelé Quinimax.

Le cas le plus célèbre est
celui de Christophe M., âgé de 45 ans. Cet enseignant est dans un lit d’hôpital
depuis trois mois. Le ventre largement ouvert, il ne fait rien par lui-même.
Amaigri, il raconte d’une voix à peine audible, les origines de son malheur. «J’ai eu un problème d’occlusion intestinale,
il y a plusieurs mois. Et j’avais subi une chirurgie en urgence dans une
clinique. Au sortir de là, je souffrais d’atroces douleurs dans le ventre. J’ai
revu le chirurgien qui m’avait opéré plusieurs fois pour m’en plaindre. Après
des examens, il disait toujours que tout est normal et que les choses vont
rentrer dans l’ordre progressivement. Puis, mon état s’est dégradé: je faisais
du sang, je ne mangeais plus, ne buvais plus, ne pouvais ni me lever, ni
m’asseoir. Une échographie a montré que j’avais quelque chose dans le ventre
»,
explique le malade. Une opération chirurgicale réalisée en urgence dans un
hôpital public révèle des compresses en état de décomposition. Commence alors
un long combat contre la mort. Si pour Christophe, l’histoire a connu une fin
heureuse, ce n’est pas du tout le cas de Raoul, un jeune homme de 22 ans,
souffrant de diabète qui a trouvé, la mort après que deux infirmières lui aient
injectés une dose de 500 milligrammes d’Extencilline en intraveineux. Un
médicament qui selon un avis médical, doit être uniquement administré sous la
forme intramusculaire. Un autre scandale sanitaire secoue l’hôpital régional de
Garoua, dans la région du Nord. Une erreur médicale commise par une
aide-soignante « bénévole », a conduit au décès d’un bébé de 8 mois de sexe
féminin.

L’incident est survenu dans
la soirée du vendredi 10 mai 2019. L’aide-soignante a confondu le médicament
qu’elle devait administrer au bébé malade interné au service de pédiatrie. « En lieu et place du métronidazole qu’elle
devait lui injecter par intra-veineuse, elle a plutôt utilisé de l’alcool
»,
précise une source médicale. Les erreurs médicales ou accidents médicaux sont
tristement courants.

Les erreurs médicales
peuvent aussi être causées lors d’une prise en charge en médecine ambulatoire.
Les plus fréquentes sont notamment, les instruments oubliés dans l’organisme,
surdoses médicamenteuses, confusions de médicaments, opérations du mauvais
organe, mauvaises poses de cathéter. Et, les hôpitaux renâclent à les déclarer.
De source introduite, c’est la hantise des blouses blanches : voir sa carrière
brisée par une plainte. Ne dit-on pas que l’erreur est humaine ! Les
médecins sont des humains. Ils peuvent donc commettre des erreurs. Du
généraliste qui n’effectue pas le bon diagnostic, jusqu’aux négligences graves
aux urgences ou au bloc opératoire, ces erreurs concernent tout le corps
médical. Ainsi, tous les praticiens sont exposés aux procédures.

Chaque hôpital aurait au
moins un personnel passé par cette épreuve. Cela, dans une opacité absolue. Il
est quasiment impossible d’obtenir une liste des praticiens sous le coup d’un
blâme, un avertissement ou une suspension. Il faut se contenter des
indiscrétions d’un supérieur hiérarchique ou des collègues.

Elvis
Serge NSAA

L’article Erreur médicale 8 000 personnes meurent au Cameroun chaque année est apparu en premier sur Echos Santé.

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