L’enlèvement a eu lieu le 9 Novembre 2020 au cours de l’intrusion des individus armés et non identifiés dans la localité de Livanda.

Des présumés combattants séparatistes mènent la vie dure aux populations de Limbé. Selon les sources,  «Au moins huit personnes ont été enlevées ce lundi soir (9 Novembre 2020, NDLR) par des hommes armés dans le village de Livanda, à Limbé, dans la division de Fako de la région sud-ouest du Cameroun, et emmenées dans la forêt», a déclaré Tarhyang Tabe, éditeur du journal The Advocate basé à Limbé. Les assaillants auraient libéré une femme enceinte qui faisait partie des malheureux kidnappés. Les proches des victimes, ainsi que quelques habitants de ladite localité, ont constitué des groupes pour tenter de retrouver les personnes enlevées.   De plus, le journaliste informe que l’armée Camerounaise effectue la même opération « Des agents de sécurité sont dans le village pour effectuer une recherche », a ajouté le journaliste Tarhyang.

La ville de Limbé qui subit de plus en plus les assauts des présumés séparatistes étaient autrefois la plus calme de toutes des régions du Nord-Ouest et du sud-ouest. Depuis l’enlisement du conflit armé en zone anglophone, c’est la débandade totale.

Le 4 novembre 2020, un groupe d’une dizaine « d’individus cagoulés, armés de couteaux et de charmes a fait irruption dans les locaux du Kulu Memorial Comprehensive High School Limbe vers midi. Après avoir fermement ordonné aux élèves et enseignants de se déshabiller, et les avoir soumis à des sévices physiques et autres violences physiques, les assaillants ont saccagé les locaux et incendié une grande partie de l’établissement », a déclaré Emmanuel René Sadi, ministre de la Communication.

Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Le gouvernement a condamné les attaques, les qualifiant d « odieuses et lâches » et visant à dissuader les parents d’envoyer leurs enfants à l’école et de créer une psychose au sein de la communauté éducative. Deux suspects seraient en garde à vue alors que les enquêtes se poursuivent.

La population de Limbé craint le pire, surtout avec le massacre de Kumba le 28 Octobre 2020 dans la même région, où plus de 7 enfants ont été tués.

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