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Au lendemain de la mort du sénateur Henry Kemende Gamsey à Bamenda, le 1er vice-président du SDF a fustigé les violences perpétrées contre des membres de son parti dans le Nord-ouest et le Sud-ouest

« Personne n’a le monopole d’engager un conflit armé et notre position non violente pourrait éventuellement être réexaminée », a prévenu Joshua Osih, dans un communiqué le 12 janvier 2022. Le 1er vice-président du Social Democratic Front (SDF, opposition) regrettait alors l’assassinat d’un sénateur de son parti, la veille, à Bamenda, dans le Nord-ouest.

« Ce même jour fatal, deux autres militants de notre Parti ont été brutalement assassinés dans le même quartier, à savoir notre président de la cellule de Ntaghem 1 et Bobe David Tingum, un membre dynamique de longue date du Parti dont le seul crime était d’avoir offert le refuge dans sa maison à un magistrat qui était poursuivi pour être kidnappé… », a déploré le Député.

Les sécessionnistes sont impliqués

Des attaques violentes que le SDF met au crédit des groupes armés séparatistes qui opèrent dans les régions en crise. « Nous pensons aujourd’hui que d’une façon ou d’une autre, les sécessionnistes sont impliqués et nous avons des informations qui indiquent qu’il a été suivi de chez lui jusque-là où il a été tué », avait déclaré Joshua Osih au micro de RFI.

« Le Sénateur Kemende laisse notre Parti dans la douleur et sa mort ne sera pas sans conséquence », poursuit le communiqué du SDF. Regrettant que « les sécessionnistes qui terrorisent tous ceux qui ne sont pas pour une sécession » du pays. Poursuivant, le parti de John Fru Ndi a ainsi réaffirmé la solution qu’il préconise pour la résolution de la crise anglophone : l’adoption d’une forme fédérale de l’Etat avec une répartition équitable des ressources.

Des civils régulièrement pris pour cible

Pour rappel, des groupes armés séparatistes réclament, depuis 2017, l’indépendance de la république virtuelle d’Ambazonie. Depuis, de violents affrontements opposent miliciens et soldats camerounais dans les régions du nord-ouest. Cependant, les civils, des fonctionnaires, ainsi que des élèves et des enseignants sont régulièrement pris pour cibles par les sécessionnistes.

Selon les chiffres de l’ONU et des organisations humanitaires, au moins 4000 personnes ont déjà trouvé la mort dans ce conflit. Des milliers d’autres personnes ont été contraint de se déplacer à l’intérieur du pays ou de se réfugier au Nigéria voisin.

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