Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères répondait le 29 septembre dernier aux interpellations de l’Assemblée nationale française au sujet des exactions perpétrées à l’encontre de la population civile de Ngarbuh, dans le Nord-Ouest. Morceaux choisis de sa sortir devant les députés français.

La France est préoccupée par la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun qui continue à se dégrader. Elle condamne fermement les violences et les atteintes aux droits de l’Homme commises dans ces régions. À la suite des exactions perpétrées, selon des témoignages, par des membres des forces armées camerounaises appuyés par des miliciens, à l’encontre de la population civile de Ngarbuh, le 14 février 2020, la France a appelé les autorités camerounaises à mettre en place une commission d’enquête présentant des garanties d’indépendance et d’impartialité, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances dans lesquelles ces violences ont été commises et d’en poursuivre les responsables.

L’enquête menée par les autorités a rendu des conclusions qui ont conduit à l’ouverture de procédures judiciaires qui se poursuivent, et auxquelles nous restons attentifs.

La résolution de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun ne se fera que si la lutte contre l’impunité est menée. La France reste convaincue que l’issue de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun ne peut être que politique et qu’elle suppose notamment un dialogue inclusif, y compris avec l’opposition, et l’approfondissement de la décentralisation.

Attachée à la stabilité et à l’unité du Cameroun, la France se tient prête, avec d’autres partenaires internationaux, à soutenir tout processus de dialogue mis en place à cet effet.

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