Les leaders de l’opposition ivoirienne sont dans le collimateur des autorités judiciaires.

Trois dirigeants de l’opposition ne reconnaissant pas la réélection du président Alassane Ouattara font l’objet d’une enquête pour “mouvement insurrectionnel”, “assassinat” et “actes de terrorisme”, a déclaré vendredi le procureur d’Abidjan Richard Adou lors d’une conférence de presse.

“Le 30 octobre 2020, j’ai saisi le doyen des juges d’instruction en vue de l’ouverture d’une information judiciaire pour les faits d’actes de terrorisme, attentat et complot contre l’autorité de l’Etat, meurtres, vol et vol en réunion avec violence portant sur du matériel électoral et divers autres biens”, a déclaré Richard Adou ce vendredi.

“Plusieurs personnes qui ont participé à cette conjuration et qui sont parvenues à prendre la fuite sont activement recherchées. Il s’agit de Pascal Affi N’Guessan et M. Abdallah Albert Toikeusse Mabri” a précisé le procureur d’Abidjan.

Peu de temps après la déclaration le porte-parole de l’opposition Pascal Affi N’Guessan a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi en se rendant dans son fief de Bongouanou.

Il connaît ainsi le même sort que Maurice Kakou Guikahué, numéro deux du parti d’opposition PDCI arrêté lors d’un déploiement de forces de police autour du domicile de la tête de file du PDCI, Hennri Konan Bédié.

Une poursuite judiciaire qui fait suite aux déclarations des dirigeants de l’opposition. Après avoir appelé à la “désobéissance civile” avant l’élection, ils avaient rejeté le résultat du vote et déclaré la mise en place d’une “transition civile”.

A noter que l’ancien chef de l’Etat Henri Konan Bédié, proclamé par l’opposition “président” de ce “Conseil national de transition” lundi, “n’est pas en état d’arrestation”, ni assigné à résidence, a indiqué le procureur, précisant que les forces de l’ordre ont bloqué son domicile pour “mettre fin au trouble à l’ordre public”.

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