Depuis avril 2020 et la décision de Alassane Drame Ouattara de quitter la CADHP, l’ Union européenne n’a cessé de montrer sa grande inquiétude devant la dérive autocratique en Côte d’Ivoire.

Évidemment avec le revirement du président Ouattara pour solliciter un troisième mandat et le rejet de la candidature de Guillaume Soro, l’Union européenne, depuis Bruxelles et avec la voix de son Haut représentant à Abidjan, a enjoint fermement le président ivoirien de respecter l’Etat de droit, de protéger les libertés publiques notamment celle de manifester librement, de tout faire pour rendre le processus électoral impartial, crédible et transparent.

L’Union européenne attache également du prix pour que la Côte d’Ivoire respecte les décisions de la justice internationale et notamment celle de la Cour d’Arusha. Un refus de permettre à Guillaume Soro d’être candidat à la présidentielle devrait avoir des conséquences sur les relations entre l’Union européenne et Alassane Drame Ouattara.

Un nouvel ambassadeur de France mal venu

Les prochaines semaines risquent d’être cruciales. Elles verront probablement l’arrivée en poste du nouvel ambassadeur de France. Succédant à Gilles Huberson, qui était au mieux avec le président ivoirien, Jean-Christophe Belliard était encore il y a peu de temps, le directeur politique et numéro 2 du Service européen de l’action exterieure (SEAE).

Ce diplomate n’était donc pas étranger aux communiqués de l’Union européenne qui fâchaient tant le président ivoirien. Alassane Drame Ouattara aurait sans doute préféré un autre profil, surtout pour succéder à un Gilles Huberson qui lui avait apporté un soutien inconditionnel de la France …

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