Joseph Le explique pourquoi le quota de 30% des représentants des régions septentrionales n’a pas été atteint au dernier concours d’entrée dans cette prestigieuse école.

Alors que le porte-voix du mouvement « 10 millions de nordistes » a déjà fait savoir que les recours pour revendiquer le respect du quota dû au septentrion au dernier concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) sont prêts, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (MINFOPRA) est monté au créneau ce 13 octobre.

Dans une « note d’information » aux allures de mise au point, le ministre Joseph Le tient à tordre le cou à une « allégation injustifiée, susceptible de semer le trouble dans les esprits de nos compatriotes de ces régions ». Le mouvement ‘10 millions de nordistes’  a en effet décidé de dénoncer « le non-respect du quota de 30% réservé aux trois régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-nord ».

Le ministre, tutelle administrative de l’ENAM rappelle tout d’abord le principe : « les quotas par région applicables dans les concours administratifs sont fixés par divers textes, ainsi qu’il suit : Adamaoua  5%, Centre 15%, Est 4%, Extrême-nord 18%, Littoral 12%, Nord 7%, Ouest 13%, Nord-ouest 12%, Sud, 5% et Sud-ouest 8% ». Il en ressort que les trois régions septentrionales s’en sortent avec un nombre de places cumulées de 30%.

 Or d’après Guibaï Gatama, porte-parole du mouvement, les « Nordistes » n’ont bénéficié que de 17% lors du dernier concours.

Dans un premier niveau de mise au point, le ministre de la Fonction publique rappelle que le nombre de postulants du septentrion au concours 2020 de l’ENAM est de « 117 candidats définitivement admis, soit 28% de places ». Bien loin des 17% calculés par les « 10 millions de nordistes ». « Il en résulte que les 2% des places dues à ces régions n’ont pu être attribués à l’une des régions du pool en raison de la non-satisfaction par les candidats qui en sont originaires », apprend-on du ministre.

Ce qui active de fait l’article 60 du décret du 13 septembre 2000 fixant le régime général des concours administratifs. Celui-ci dispose en effet que « en aucun cas, l’application des quotas (…) ne dispense les candidats de l’obtention des moyennes de notes fixées aux articles 53 et 54 du présent décret ». Et le ministre de conclure : « toute autre polémique sur ce sujet est sans objet ».

Le mouvement a annoncé qu’il va déposer ses recours ce 14 octobre auprès du ministre de la Fonction publique. Dans une précédente sortie, Guibaï Gatama avait fait savoir que si cette étape n’était pas satisfaisante, il pourrait porter l’affaire devant les tribunaux.

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