Le porte-parole du gouvernement a déclaré samedi que l’ex-président était soupçonné de fomenter un coup d’Etat.

« François Bozizé se trouve actuellement aux abords de la ville de Bossembélé (à 150 km au Nord-Ouest de la capitale, ndlr) dans l’intention manifeste de marcher avec ses hommes sur la ville de Bangui… Il s’agit manifestement d’une tentative de coup d’Etat ». Voilà ce qu’a déclaré samedi dernier à la presse, le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui.

Cette sortie survient dans un contexte sécuritaire dégradé où, la veille, vendredi, d’après un communiqué, la Mission des Nations unies en République centrafricaine (RCA) avait déployé des forces à Bossemptélé et à Bossembélé, cibles d’attaques par les éléments armés du 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation), du MPC (Mouvement patriotique pour la Centrafrique) et des anti-Balaka ».

Ces trois principaux groupes armés en Centrafrique ont annoncé ce week-end leur fusion « dans une seule entité, désignée Coalition des patriotes pour le changement (CPC), placée sous commandement unifié ». Ils ont par ailleurs appelé « tous les autres groupes armés à adhérer » à leur coalition. Ils ont exhorté leurs membres à « fraterniser » avec les soldats des forces régulières qui désirent les rejoindre.

Ces trois mouvements sont les plus importants groupes armés qui occupent deux tiers de la Centrafrique. Le 3R est un groupe à dominance peule présent dans l’Ouest. Les milices anti-Balaka sont réputés favorables à François Bozize. La semaine dernière, on se rappelle que l’ex-président de la Centrafrique qui a dirigé le pays entre 2003 et 2013 s’étaitproposé d’œuvrer à une coalition pour une seule candidature de l’opposition à la présidentielle du 27 décembre prochain, avec pour principal objectif de vaincre le président sortant Faustin-Archange Touadéra.

Il est récemment revenu à Bangui après un long séjour en exil pour reconquérir le pouvoir. Sa candidature a été disqualifiée par la Cour constitutionnelle du fait que Bozize est sous le coup de sanctions des Nations unies pour son soutien présumé à des groupes armés auteurs de certaines exactions dans le pays.

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